Hiver difficile: ce qui attend les universités françaises face à la crise énergétique

Chutes de neige - Sputnik Afrique, 1920, 20.09.2022
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Sur fond de l’envolée des prix de l’énergie, des universités en France prennent des mesures pour des raisons d’économie. Si l'université de Strasbourg a annoncé sa fermeture pour deux semaines supplémentaires cet hiver, d’autres établissements supérieurs se limitent à l’annulation des cours ou la baisse du chauffage.
Pour réduire ses dépenses d'électricité et de gaz, l'université de Strasbourg a pris la décision de fermer ses portes deux semaines supplémentaires cet hiver. D'autres universités ont suivi ses pas souhaitant eux aussi faire baisser leurs factures d’énergie. Cependant, ces mesures sont moins radicales, rapporte Franceinfo.
Ainsi, certains établissements supérieurs, notamment à Lille, optent pour suspendre des cours, d'autres ont choisi la formation à distance ou ont prévu d'abaisser la température du chauffage. À Rouen, les universités envisagent la possibilité de décaler des stages, ce qui devra permettre de limiter les cours en présentiel à cette période de l'année.

Un choix critiqué

Le syndicat de l'enseignement supérieur Snesup-FSU a fustigé la décision prise par l'université de Strasbourg. "On ne peut pas accepter que les étudiants se voient interdire le campus alors que leurs conditions de logement en plein hiver ne sont pas satisfaisantes et sont souvent dramatiques", a déclaré Pascal Maillard, responsable académique Snesup-FSU à Strasbourg.
Le syndicat soutient toutefois une réduction de la dépense énergétique des universités, par exemple "en réduisant le chauffage dans les grands espaces et les couloirs".
La ministre de l'Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, a quant à elle jugé qu’il valait mieux garder les enseignements "fortement en présentiel".
"Les universités, tous les établissements d'enseignement supérieur, sont amenés à réfléchir sur le plan de sobriété", a dit la ministre sur Franceinfo. "Nous allons accompagner nos établissements", a ajouté Sylvie Retailleau, ajoutant qu'il ne fallait "surtout pas" que ce plan se fasse "aux dépens des étudiants".
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