Une simulation américaine d’une guerre nucléaire entre la Russie et l’Otan refait surface – vidéo

© AFP 2022Explosion nucléaire à Mururoa en 1971
Explosion nucléaire à Mururoa en 1971 - Sputnik Afrique, 1920, 17.09.2022
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En plein conflit militaire en Ukraine, les médias américains ont exhumé une simulation de guerre nucléaire entre la Russie et l’Otan, réalisée en 2019 par des chercheurs de l’université de Princeton. Selon les calculs, un conflit de ce type ferait 90 millions de morts et de blessés en seulement quelques heures.
Le monde vit décidément à l’heure nucléaire, alors que la Corée du Nord vient de revoir sa doctrine militaire en la matière et que la centrale de Zaporojié fait l’objet de toutes les craintes en Ukraine.
Des chercheurs de l’université de Princeton ont élaboré une simulation montrant les effets dévastateurs d’un potentiel conflit nucléaire entre la Russie et l’Otan. Rendue publique en 2019, cette étude refait surface, situation mondiale oblige, écrit Newsweek.
La théorie des scientifiques, mise en avant dans une vidéo intitulée Plan A, distingue trois phases. Si l’une des deux parties décide d’une frappe nucléaire, un conflit localisé en Europe pourrait s’ensuivre. La Russie enverrait environ 300 têtes nucléaires sur les bases de l’Otan, par avion ou missiles courte-portée. L’Alliance atlantique répondrait alors avec 180 têtes nucléaires. Bilan des courses: 2,6 millions de morts en moins de trois heures.
Cette première phase se déroulerait principalement en Europe et mettrait le Vieux continent à feu et à sang. Une seconde étape verrait les États-Unis tirer 600 têtes nucléaires vers la Russie, depuis leur propre sol ou depuis des sous-marins. La Russie répliquerait là encore, en ciblant plus spécifiquement le territoire américain. Nouveau bilan: 3,4 millions de morts supplémentaires en 45 minutes.

Guerre totale

Finalement, les deux parties pourraient décider de cibler une trentaine de grandes villes et centres économiques, en utilisant 5 à 10 ogives, dans le but de saper tout potentiel de récupération. Cette troisième et dernière phase serait la plus meurtrière et ferait 85 millions de morts en 45 minutes.
Au total, la simulation des chercheurs chiffre à plus de 90 millions de morts les conséquences directes de frappes nucléaires entre la Russie et l’Otan. Et ce, sans compter les retombées à plus long terme.
"On estime qu'il y aurait plus de 90 millions de morts et de blessés dans les premières heures du conflit. Les décès réels seraient considérablement augmentés par les décès résultant de l'effondrement des systèmes médicaux, ainsi que par les retombées nucléaires et d'autres effets à long terme, y compris un éventuel hiver nucléaire à l'échelle mondiale", explique à Newsweek Alex Glaser, l'un des auteurs du Plan A.
En prenant en compte l’effondrement économique et l’hiver nucléaire, le conflit nucléaire pourrait faire 5 milliards de victimes, affirme encore le scientifique.
Début août, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait résumé toutes ces craintes en déclarant que le monde vivait sous une menace nucléaire "jamais vue depuis la guerre froide".
Le Kremlin a déclaré à plusieurs reprises qu’il n'envisageait pas d'utiliser des armes nucléaires. Le Président russe Vladimir Poutine a souligné qu'il ne pouvait y avoir de gagnants dans une guerre atomique. Les détracteurs de la Russie doivent savoir qu'elle possède de telles armes, mais que Moscou n’en menace personne, a-t-il notamment souligné.
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