Pékin va-t-il rafler les contrats du TGV marocain sous le nez de Paris?

train gare rails - Sputnik Afrique, 1920, 22.08.2022
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La Chine veut marquer son terrain en Afrique et mise sur les grandes infrastructures. Elle s’est dite intéressée par la construction de la seconde ligne du train à grande vitesse marocain. Une concurrence qui pourrait nuire au géant français Alstom.
La seconde ligne du TGV marocain, qui reliera Casablanca et Agadir, est dans le viseur de Pékin, a déclaré à Hespress l’ambassadeur chinois au Maroc, Li Changlin.
"On sait que le Maroc se tourne davantage vers l’Occident et l’Europe, mais avec la montée en puissance de la Chine, nous tendons la main pour aider le royaume, notamment dans le domaine des infrastructures […]. Nous aspirons principalement à la construction de la deuxième ligne TGV", a-t-il ainsi souligné.
Le diplomate a ajouté que Pékin voulait diversifier ses partenariats avec Rabat, mettant également à disposition son expertise dans le domaine agricole ou pour la construction de barrages.

La France sur le grill

Cette entrée en jeu de Pékin met une épine dans le pied de Paris, alors que le géant français Alstom, Cegelec et Ineo avaient participé à la construction de la première ligne à grande vitesse entre Tanger et Kenitra, inaugurée en 2018. Il s’agissait alors de la toute première infrastructure de ce type construite en Afrique.
Les poids lourds français pourraient également faire face à la concurrence de Siemens, du coréen Hyundai et de l’espagnol CAF, eux aussi sur les rangs.
Le projet estimé à 10 milliards d’euros doit d’abord relier Casablanca à Marrakech, puis Marrakech à Agadir.
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