Les stocks européens de gaz ont atteint leur plus bas niveau depuis des années

Gaz naturel - Sputnik Afrique, 1920, 19.02.2022
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Les installations de stockage souterrain de gaz en Europe ne sont qu’à un tiers de leur capacité, le plus bas niveau enregistré depuis des années, selon Gas Infrastructure Europe. L’UE cherche de son côté à ne plus dépendre du gaz russe et n’exclut pas des sanctions contre Gazprom en cas d’une éventuelle invasion de l’Ukraine.
Jamais les réserves souterraines européennes de gaz n’avaient été aussi basses. Le 17 février, selon les chiffres de Gas Infrastructure Europe, elles représentaient 31,69% du total de la capacité de stockage du continent. Quelque 95,3% du gaz livré cet été ont déjà été consommés.
D’habitude ces réserves permettent de tenir jusqu’à fin mars, voire mi-avril, note Gazprom sur sa chaîne Telegram. Les niveaux sont bien différents selon les pays. Les installations sont à trois-quarts vides (26,5%) en France, alors qu’elles dépassent les 50% au Danemark, en Pologne, au Portugal, en Espagne et en Suède. Hors de l’UE, l’Ukraine affiche également un niveau très bas, avec 18,65%.
Le gazoduc européen Eugal, qui recevra du gaz du Nord Stream 2  - Sputnik Afrique, 1920, 16.02.2022
L'UE préparée à une éventuelle perturbation des livraisons de gaz russe
En comparaison avec la même date (17 février) l’année précédente, l’Europe compte un volume de gaz actif 21% plus bas. Cette année, le niveau enregistré est de 0,95 milliard de mètres cubes en dessous du niveau le plus bas enregistré ces dernières années. Les marchés européens ont connu de fortes fluctuations des prix du gaz ces derniers mois en raison de la baisse des stocks et de la forte demande mondiale.

Dépendance au gaz russe

Alors que l’Europe importe actuellement 40% de son gaz naturel auprès du consortium russe Gazprom, elle n’exclut pas des sanctions contre ce dernier dans le cadre des tensions actuelles autour de l’Ukraine. Dans un entretien à la chaîne CNBC, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a indiqué que "tout était sur la table", y compris des sanctions énergétiques, car cela impacterait lourdement le budget de la Russie.
Selon elle, cette dépendance de l’Europe au gaz russe n’est "pas durable", puisque le continent est en passe de diversifier ses fournisseurs, en augmentant notamment son approvisionnement depuis les États-Unis. Mardi, Mme von der Leyen avait déjà assuré que l’UE serait en mesure de tenir le choc si la Russie décidait de fermer les robinets.
Début février, de hauts responsables de l’UE ont reproché à Gazprom le refus d’envoyer des quantités supplémentaires de gaz pour remplir les stocks européens, tout en reconnaissant le strict respect de ses engagements contractuels. À ce titre, le vice-Premier ministre russe Alexandr Novak a rappelé que la Commission européenne avait abandonné les contrats à long terme pour des contrats "spot" à des prix plus élevés, et qu’elle était dès lors responsable de la hausse des prix.
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