- Sputnik Afrique, 1920, 10.11.2021
Crise migratoire Biélorussie-UE
Des milliers de migrants souhaitant se rendre dans l'Union européenne sont bloqués à la frontière avec la Biélorussie, suscitant d'importantes tensions.

La Pologne accuse Poutine d'orchestrer la crise migratoire, la Russie réagit

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Maria Zakharova - Sputnik Afrique, 1920, 10.11.2021
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Les affirmations de l'Occident selon lesquelles les événements à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie sont dus à Vladimir Poutine ont fait réagir Moscou. Dénonçant des accusations "surprenantes", Maria Zakharova a souligné qu’il était "impossible de mentir comme ça, sans le moindre scrupule".
Une "guerre hybride" à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, avec Poutine orchestrant une crise migratoire alors que Loukachenko l’alimenterait pour se venger des sanctions européennes… Répondant à ces accusations de la partie polonaise, le Kremlin a dénoncé des déclarations "absolument irresponsables et inacceptables".
Se prononçant sur la chaîne YouTube Soloviev Live, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a également raillé le degré de ces accusations.
"C'est surprenant, bien sûr, ce que nous entendons de Varsovie. Pour être honnête, à mon avis, cela dépasse toutes les bornes possibles de la décence et du bon sens. Je parle des accusations contre notre pays et des évaluations de la situation en général... C'est impossible de mentir comme ça, sans le moindre scrupule", a-t-elle déclaré.

La tension monte

Le 9 novembre, le Premier ministre polonais a accusé Vladimir Poutine d'orchestrer la situation avec des migrants qui tentent d'entrer en Pologne depuis la Biélorussie, avertissant que cette attaque "hybride" risquait de déstabiliser l'Union européenne.
Le Président biélorusse Alexandre Loukachenko "est l'exécutant de la dernière attaque, mais son commanditaire se trouve à Moscou et ce commanditaire est le Président Poutine", a déclaré Mateusz Morawiecki au cours d'une réunion d'urgence du Parlement polonais.
La Biélorussie a dénoncé ces accusations "sans fondement" et a jugé que la Pologne, membre de l'UE, violait les droits de l'Homme en ne laissant pas les migrants entrer sur son territoire. Le 10 novembre, le Service biélorusse des gardes-frontières l’a accusée d’avoir violenté quatre migrants. Varsovie a pour sa part annoncé avoir lancé un coup de filet contre les migrants massés à sa frontière.
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