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Agression au couteau d’un policier à Cannes: "depuis des années, le policier est pris pour cible"
Agression au couteau d’un policier à Cannes: "depuis des années, le policier est pris pour cible"
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Un policier a été attaqué à Cannes par un individu armé d’un couteau. Si le suspect a été "neutralisé", le syndicat policier Alliance ne compte pas occulter le... 08.11.2021, Sputnik Afrique
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À Cannes, un policier a été victime d’une agression à l’arme blanche dont l’auteur a été "neutralisé" par ses collègues. Le policier n’a pas été blessé "grâce à son gilet pare-balles". Si on en sait encore peu sur l’auteur présumé d’attaque, "sans casier judiciaire et inconnu de services de renseignement", Gérard Darmanin, ministre de l’Intérieur, s’est rendu sur place.Un cas loin d’être isolé, souligne Benoît Barret, qui rappelle que "depuis des années, le policier est pris pour cible dans les agressions en tout genre: de terroristes, de dealers, etc. Et ça s’accélère."De son côté, le syndicat Unité SGP-Police a vu dans cette attaque une forme "d’Uber-terrorisme, qui frappe n’importe quand". Une piste terroriste qui n’a pas encore été confirmée par l’enquête, bien que des témoignages soulignent que l’agresseur aurait dit agir "au nom du prophète".Pour les policiers, halte au laxisme judiciaire"S’en prendre à des policiers, c’est du quotidien": malheureusement, les faits confirment ces propos de Benoît Barret. D’après les données du ministère de l’Intérieur, sur la période 2012-2018 (selon le dernier document synthétique), entre 9.000 et 11.000 blessures de policiers ou gendarmes en mission ont été enregistrées chaque année.Contrairement aux blessures lors d’agressions, le décès de policiers dans l’exercice de leurs fonctions demeure assez rare. La mort du brigadier Éric Masson le 5 mai, tué à Avignon lors d’une intervention sur un point de trafic de stupéfiants, reste isolée en 2021 et on déplore entre 4 et 16 policiers et gendarmes tués en mission par an depuis 2012.Renforcer la sécurité des policiersLe syndicaliste policier souligne que "beaucoup d’efforts ont été faits pour la sécurité des collègues". De fait, c’est le "gilet pare-balles individuel à port dissimulé" réglementaire qui a sauvé la vie du policier pris pour cible à Cannes.Le syndicaliste appelle également à une meilleure protection "morale", qui devrait venir de la société civile et de la classe politique. Face à un "métier de policier extrêmement exposé", il appelle à un débat social et politique apaisé.Le dévoilement de plusieurs affaires –notamment des échanges à caractère raciste sur un chat privé en 2019– a entaché l’honneur des forces de l’ordre, les poussant à donner un coup de balai dans leurs rangs.Notre interlocuteur admet néanmoins qu’"une minorité –également sur les réseaux sociaux– s’en prend aux policiers". Il qualifie d’"inacceptables" ces propos qui "conduisent à la défiance" et alimentent un "débat où on fait croire que c’est le flic qui est agressif".Une police désarmée?Face à des "pancartes “Police assassine” ou équivalentes" brandies lors de manifestations, dont il estime qu’elles représentent une faille dans la sécurité des policiers, M. Barret exige que "les responsables politiques combattent" cette vision de la police.Philippe Poutou, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, fidèle à sa position depuis la campagne présidentielle de 2017 –"si les policiers n’étaient pas armés, ils n’auraient peut-être pas été visés"– s’attire de vives critiques de la police. Ce petit candidat trotskiste à l’élection présidentielle a récidivé le 14 octobre dernier, en affirmant au micro de BFMTV qu’il fallait "désarmer les policiers qui sont en contact de la population".
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Agression au couteau d’un policier à Cannes: "depuis des années, le policier est pris pour cible"
16:49 08.11.2021 (Mis à jour: 16:13 19.11.2021) Un policier a été attaqué à Cannes par un individu armé d’un couteau. Si le suspect a été "neutralisé", le syndicat policier Alliance ne compte pas occulter le débat sur la sécurité des forces de l’ordre, de plus en plus souvent prises pour cible.
"Aujourd’hui, s’en prendre à un policier dans un véhicule, à coups de couteau, c’est pour tuer", dénonce au micro de Sputnik Benoît Barret, secrétaire national adjoint de la section province du syndicat Alliance.
À Cannes, un policier a été victime d’une agression à l’arme blanche dont l’auteur a été "
neutralisé" par ses collègues. Le policier n’a pas été blessé "
grâce à son gilet pare-balles". Si on en sait encore peu sur
l’auteur présumé d’attaque, "
sans casier judiciaire et inconnu de services de renseignement", Gérard Darmanin, ministre de l’Intérieur, s’est rendu sur place.
Un cas loin d’être isolé, souligne Benoît Barret, qui rappelle que "depuis des années, le policier est pris pour cible dans les agressions en tout genre: de terroristes, de dealers, etc. Et ça s’accélère."
De son côté, le syndicat Unité SGP-Police a vu dans cette attaque une forme "
d’Uber-terrorisme, qui frappe n’importe quand". Une piste terroriste qui n’a pas encore été confirmée par l’enquête, bien que des témoignages soulignent que l’agresseur aurait dit agir "
au nom du prophète".
Pour les policiers, halte au laxisme judiciaire
"
S’en prendre à des policiers, c’est du quotidien": malheureusement, les faits confirment ces propos de Benoît Barret. D’après les données du ministère de l’Intérieur, sur la période 2012-2018 (selon le
dernier document synthétique),
entre 9.000 et 11.000 blessures de policiers ou gendarmes en mission ont été enregistrées chaque année.
"La première chose qui devrait être faite, et Alliance le réclame depuis des années: on doit avoir la certitude de la peine. Que toutes les personnes qui s’en prennent aux policiers aient la certitude d’être sanctionnées fermement, avec une peine qui doit être effectuée. La justice ne peut plus être laxiste face à ça", martèle Benoît Barret.
Contrairement aux blessures lors d’agressions, le décès de policiers dans l’exercice de leurs fonctions demeure assez rare. La mort du brigadier Éric Masson le 5 mai, tué à Avignon lors d’une intervention sur un point de trafic de stupéfiants, reste isolée en 2021 et on déplore entre 4 et 16
policiers et gendarmes tués en mission par an depuis 2012.
Renforcer la sécurité des policiers
Le syndicaliste policier souligne que "
beaucoup d’efforts ont été faits pour la sécurité des collègues". De fait, c’est le "
gilet pare-balles individuel à port dissimulé" réglementaire qui a sauvé la vie du policier pris pour cible à Cannes.
"Ce sont de bonnes mesures, souligne le secrétaire national adjoint d’Alliance. Le ministre et le directeur général de Police se déplacent aujourd’hui à Cannes, c’est très bien. Ça démontre à quel point le ministre défend et soutient sa police nationale."
Le syndicaliste appelle également à une meilleure protection "morale", qui devrait venir de la société civile et de la classe politique. Face à un "métier de policier extrêmement exposé", il appelle à un débat social et politique apaisé.
"Il existe toute une frange –minimale– de la population qui s’en prend à la police: des hommes politiques, des associations. Ils veulent faire croire que les policiers sont agressifs, qu’ils sont racistes. Toutes ces personnes contribuent aux agressions envers les policiers", dénonce Benoît Barret.
Le dévoilement de plusieurs affaires –notamment
des échanges à caractère raciste sur un chat privé en 2019– a entaché l’honneur des forces de l’ordre, les poussant à donner un coup de balai dans leurs rangs.
"Les sondages d’opinion montrent qu’une majeure partie de la population soutient ses forces de l’ordre", assure pourtant le responsable syndical.
Notre interlocuteur admet néanmoins qu’"une minorité –également sur les réseaux sociaux– s’en prend aux policiers". Il qualifie d’"inacceptables" ces propos qui "conduisent à la défiance" et alimentent un "débat où on fait croire que c’est le flic qui est agressif".
Face à des "pancartes “Police assassine” ou équivalentes" brandies lors de manifestations, dont il estime qu’elles représentent une faille dans la sécurité des policiers, M. Barret exige que "les responsables politiques combattent" cette vision de la police.
"Lorsque je vois certains politiques comme Philippe Poutou qui osent dire qu’il faut désarmer les forces de l’ordre, ce sont des personnes qui ne savent pas ce qui se passe dans la société. Une police désarmée? Qu’est-ce qu’on fait pour répondre à des agressions au couteau ou des agressions de tous les jours et toutes les nuits au mortier?", interroge Benoît Barret.
Philippe Poutou, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, fidèle à
sa position depuis la campagne présidentielle de 2017 –"
si les policiers n’étaient pas armés, ils n’auraient peut-être pas été visés"– s’attire de vives critiques de la police. Ce petit candidat trotskiste à l’élection présidentielle a récidivé le 14 octobre dernier, en affirmant
au micro de BFMTV qu’il fallait "
désarmer les policiers qui sont en contact de la population".