Le Sénégal lance la construction d'un centre d'oncologie avec l'appui d'un fonds sud-coréen

Cancer  - Sputnik Afrique, 1920, 31.10.2021
S'abonnerTelegram
Le cérémonie de pose de la première pierre d'un centre national d'oncologie s'est déroulée à Diamniadio, non loin de Dakar, en présence du Président Macky Sall.
Les travaux de construction d'un Centre national d'oncologie au Sénégal ont débuté le 30 octobre à Diamniadio, une ville située à 30 km de Dakar.
Le chef de l'Etat Macky Sall, qui a posé la première pierre de cette structure, a affirmé que pour le Sénégal il s'agissait d'"un acte fort de riposte contre le cancer" avec le lancement des travaux du Centre national d'Oncologie.
Le projet, dont les travaux vont durer deux ans et qui va coûter "près de 55 milliards" de francs CFA , est financé par l'Etat du Sénégal et le Fonds de coopération au développement économique de la République de Corée, à travers la K-EXIM BANK.
D'une capacité de 110 lits, le Centre sera achevé le 15 novembre 2023. Il se veut une structure nationale normative et de référence pour les soins, l'enseignement et la recherche.
Selon le Président Macky Sall, dont les propos ont été rapportés par la télévision publique sénégalaise (RTS), la pose de la première pierre de cet établissement marque une étape importante dans la riposte contre le cancer, qui constitue la deuxième cause de décès dans le monde, avec 8,8 millions de morts en 2015, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il a aouté que la maladie était une "pathologie redoutable pour la santé, financièrement ruineuse, qui continue de gagner du terrain".
Il a indiqué que "plus de 14.000 cas de cancer chez les adultes et environ 1.000 chez les enfants sont diagnostiqués par an" au Sénégal. Près de 8.000 décès liés aux différents cancers y ont été recensés en 2020.
Le chef de l’Etat sénégalais a ajouté avoir demandé au ministre de la Santé et de l’action sociale d’étudier "la faisabilité" d’une prise en charge intégrale à terme de la chimiothérapie pour l’ensemble des malades. En attendant, Macky Sall a évoqué la possibilité de rendre gratuits, "à partir de janvier", les intrants destinés à la chimiothérapie, faisant valoir que le cancer chez les femmes en particulier représentait "un fardeau" pour les malades et leurs familles.
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала