"Vide de la droite", "montagnes russes": la montée de Zemmour fait réagir la classe politique

© AFP 2022 JOEL SAGETÉric Zemmour, janvier 2015 AFP PHOTO / JOEL SAGET
Éric Zemmour, janvier 2015 AFP PHOTO / JOEL SAGET - Sputnik Afrique, 1920, 07.10.2021
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La possible présence d’Éric Zemmour au second tour de la présidentielle met en émoi la classe politique. Beaucoup appellent cependant à relativiser les sondages.
La montée en puissance d’Éric Zemmour dans les sondages ne laisse personne de marbre du côté de ses potentiels adversaires en 2022. Une récente enquête Harris Interactive le qualifiant pour le second tour de la présidentielle a été très commentée. L’institut crédite en effet l’essayiste de 17 à 18% des intentions de vote, derrière Emmanuel Macron. De quoi donner des sueurs froides à beaucoup.
Certains n’ont pas hésité à tirer des enseignements politiques de ce sondage. Robert Ménard, soutien affiché de Marine Le Pen, s’est notamment dit pessimiste sur le fait de voir désormais Éric Zemmour s’effacer devant l’ex-présidente du RN. Sur LCI, le maire de Béziers a néanmoins appelé les deux probables candidats à discuter pour éviter de se marcher sur les pieds en 2022 et de signer "un chèque en blanc à Emmanuel Macron".
Amélie de Montchalin, ministre de la Fonction publique, voit pour sa part dans ce sondage un bon point pour la candidature d’Emmanuel Macron, le seul à même de résister à la poussée d’Éric Zemmour. Une poussée symptomatique d’un "vide de la droite", a-t-elle souligné sur BFM TV.
À prendre avec de pincettes?
D’autres personnalités politiques ont préféré marquer leurs distances avec les résultats de ce sondage.
Toujours sur BFM TV, Xavier Bertrand a estimé que l’actualité était aujourd’hui faite par "les sondeurs et les journalistes", précisant que les Français n’étaient "pas encore rentrés dans la présidentielle". Le candidat déclaré pour 2022 voit cependant dans la popularité de Zemmour "un message" adressé par les électeurs de la droite et du centre à leurs dirigeants.
Même discours mi-figue mi-raisin chez Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce sur Twitter des "montagnes russes sondagières" tout en appelant à se rallier derrière sa "pole position".
Valérie Pécresse fait elle aussi la distinction entre les "produits sondagiers et les produits électoraux", soulignant néanmoins que les Français veulent échapper au duel Le Pen-Macron via l’hypothèse Zemmour.
S’il ne s’est pas déclaré officiellement candidat, Éric Zemmour fait l’objet de tous les regards depuis plusieurs semaines. Le polémiste a notamment participé à un débat houleux avec Jean-Luc Mélenchon sur BFM TV qui a donné lieu à une bataille de chiffres. Ce 6 octobre, Éric Dupond-Moretti s’en est également pris à l’ex-éditorialiste de CNews, le qualifiant de "raciste" et de "négationniste".
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