Des cloches sonnant plus de 560 fois par jour divisent un village d’Auvergne

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Des cloches (image d'illustration) - Sputnik Afrique, 1920, 07.10.2021
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Des cloches qui sonnent plus que 560 fois par jour, y compris pendant la nuit, ont fait un Auvergnat lancer une bataille pour les faire arrêter la nuit. Pas une mince affaire, des habitants ayant peur de perdre l’"âme du village". Malgré des propositions, rien n’a changé.
Dans le village de Boisséjour, près de Clermont-Ferrand, un groupe de riverains mène une lutte contre les cloches qui, d’après eux, retentissent plus de 560 fois par jour, y compris tard lesoir et dans la nuit, relate Le Dauphiné libéré. Les habitants reprochent notamment au clocher de sonner environ 160 fois pendant la nuit.
Gaël Drillon, originaire de la région et qui a déménagé dans le village avec sa famille en décembre, est à l’origine de ce combat contre le clocher. L’homme, dont la maison se trouve à une cinquantaine de mètres, assure à France Bleu que quand les clochent sonnent, la puissance sonore est de 38 décibels dans sa chambre, ce qui l’empêche de dormir.

Des démarches entreprises

Pour régler le problème, qui gêne également certains de ses voisins, il a lancé une pétition en mars, récoltant 17 signatures, relate-t-il.
Excédé, l’intéressé a réussi à organiser une rencontre avec la maire de la commune, Anne-Marie Picard, mais déplore une rencontre vaine, car rien n’a changé. Il souligne pourtant qu’il suffirait d’un arrêt municipal pour mettre fin à ce qui s’apparente à un calvaire.

Des menaces

Bien qu’il ne soit pas contre le clocher, il assure avoir déjà reçu des menaces. Qui plus est, une autre pétition a été publiée par des habitants du village qui, d’après Gaël Drillon, agissent par peur de perdre "l’âme de village" si les cloches ne retentissent plus.
Néanmoins, l’homme rappelle qu’il ne veut pas en finir avec les cloches dans la commune, mais souhaite tout simplement qu’elles se taisent de 22 heures à 8 heures du matin.
Selon le Journal de dimanche, suite à la médiatisation de cette histoire, il a été décidé qu’un conseil de quartier serait convoqué en urgence pour trouver une solution à ce problème sonore.

Lutte contre les nuisances sonores

La pollution sonore, en cause dans cette affaire, ne fait pas pour la première fois l’objet de discussions en France. En effet, en 2019, des députés de LREM et du MoDem se sont attaqués aux nuisances sonores qui affectent la vie de plus de 8 Français sur 10, selon eux.
"Nous appelons à consacrer la pollution sonore dans le code de l’environnement. Le bruit est devenu le second facteur environnemental de morbidité en milieu urbain, après la pollution atmosphérique. Au même titre que la lutte contre la pollution de l’air, notre droit comme nos politiques publiques doivent concourir au droit de vivre dans un environnement sonore sain et inoffensif. Nous demandons une meilleure prise en compte des manifestations du bruit, aujourd’hui insuffisamment intégrées", indiquent les députés dans leur tribune.
Ils ont avancé le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), soulignant que les nuisances sonores affectent aussi la santé des Français, quand la loi elle-même dit que "certaines populations présentent une vulnérabilité particulière à l’exposition au bruit".
"La réglementation nationale repose sur une meilleure gestion des activités bruyantes, une réduction du bruit à la source ainsi qu’une réduction de la propagation du bruit. La réglementation à appliquer porte sur deux volets: l’isolation acoustique des locaux à usage professionnel et d’activités (article L.154-1 du code de la construction et de l’habitation); les émissions sonores limites", selon le code de la santé publique.
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