Kamala Harris ne contredit pas une étudiante qui accuse Israël de "génocide ethnique"

© AP Photo / Matt RourkeKamala Harris
Kamala Harris - Sputnik Afrique, 1920, 30.09.2021
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Alors que le Congrès américain vient d’approuver le nouveau financement du Dôme de fer, la vice-Présidente des États-Unis soutient apparemment le droit à un "débat sain", choisissant de ne pas reprendre une étudiante qui a déclaré qu'en aidant Israël, le pays finançait un "génocide ethnique".
Pour marquer la Journée nationale de l'enregistrement des électeurs, le 28 septembre, Kamala Harris a rendu visite à des étudiants de l'université George Mason (Virginie).
Une étudiante en a profité pour interpeler la vice-Présidente sur l’aide que les États-Unis fournissent à Israël.

"Il y a quelques jours, des fonds ont été alloués pour continuer à soutenir Israël, ce qui me fait mal au cœur, car c'est un génocide ethnique et un déplacement de personnes", lâche l’étudiante, dont l’intervention a été relayée sur Twitter par RNC Research, comité politique du parti républicain.

L’étudiante reproche aux autorités américaines "d’enflammer Israël et de soutenir l’Arabie saoudite" alors que les Américains "souffrent du manque de soins de santé publique et de logements abordables", ce qui "affecte sa vie et la vie de ses proches".

"Des débats sains"

Face à cet appel, Kamala Harris a réagi avec calme: "Il s'agit du fait que votre voix, votre point de vue, votre expérience, votre vérité ne doivent pas être supprimés et doivent être entendus, n'est-ce pas? Et c’est l'une des choses pour lesquelles nous nous battons dans une démocratie, n'est-ce pas?".
"Notre objectif devrait être l’unité", a-t-elle ajouté, et "l’unité c’est quand tout le monde dans cette pièce a une voix".
Quant à la référence de l'étudiante à la politique américaine au Moyen-Orient, Harris a répondu:

"Nous avons encore des débats sains dans notre pays sur ce qui est bon, et personne ne devrait être empêché de parler sur ce sujet".

Financement du Dôme de fer

Cet échange a eu lieu quelques jours après le vote au Congrès d’une nouvelle enveloppe de 1,6 milliard de dollars destinée à financer le bouclier antimissile israélien Dôme de fer. Le texte a été approuvé le 23 septembre. Les États-Unis participent au financement de ce système depuis 10 ans.

"Aider Israël est vital, car la sécurité d'Israël est essentielle pour la sécurité de l'Amérique", a déclaré Nancy Pelosi présidente démocrate de la Chambre des représentants à l’issue du vote.

Pourtant, quelques jours avant ce vote, les démocrates du Congrès ont tenté de retirer ce projet du vote. Sous le feu des critiques des républicains, la proposition a finalement été incluse dans un autre texte législatif.
La réaction de la vice-Présidente et le fait qu’elle n’ait pas recadré l’étudiante a suscité un sentiment d’incompréhension chez l’ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman.
"Honteux. Il y a la vérité et il y a des mensonges. Personne n’a le droit d’avoir sa propre vérité. Cette attaque contre Israël est tout simplement un mensonge et la vice-présidente aurait dû le souligner", a-t-il twitté.
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