Boris Johnson confie avoir voulu se renommer en dieu grec du vent du nord

© AFP 2022 EDUARDO MUNOZBoris Johnson
Boris Johnson - Sputnik Afrique, 1920, 23.09.2021
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En louant les progrès britanniques dans le développement des énergies renouvelables, notamment grâce aux éoliennes installées en mer du Nord, Boris Johnson a livré, dans une cascade de plaisanteries, son souhait de prendre le prénom du dieu grec du vent du nord, Borée.
Boris Johnson, dont les boutades font régulièrement le tollé, s’en est permis une nouvelle en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le même jour où il essayait de donner un conseil à la France sur la commande de sous-marins.
En tenant un discours sur le réchauffement climatique, l’un des points clés de cette 76e session, il a avoué avoir pensé à changer son prénom pour prendre celui de Borée, divinité du vent du nord dans la mythologie grecque, afin d’afficher son soutien au développement des énergies renouvelables.
Il a mis en relief la diminution des émissions polluantes produites par le Royaume-Uni, laquelle dure depuis plusieurs décennies.
"Quand j'étais enfant, nous produisions près de 80% de notre électricité à partir du charbon, qui est maintenant tombé à 2% ou moins et aura complètement disparu d'ici 2024".
Depuis, "de grandes forêts de belles éoliennes" ont été installées en mer du Nord, a précisé le Premier ministre britannique.
"En fait, nous produisons tellement d'éoliennes en mer que je pense à changer mon nom en Borée Johnson en l'honneur du vent du nord", a-t-il noté avec un brin d’humour.
L’homme politique a également cité le dramaturge grec Sophocle, célèbre pour ses tragédies, afin d’affirmer qu’il existe des choses plus effrayantes que ses pièces: "Aucune [chose] n’est plus terrifiante que l’Homme. Vraiment, nous sommes seuls capables de notre propre destruction et de la destruction de tout ce qui nous entoure".
Enfin, il s’est référé à une chanson de Kermit la grenouille, personnage du Muppet Show:
"Et quand Kermit la grenouille a chanté It's Not Easy Bein' Green [Ce n’est pas facile d’être vert], je veux que vous sachiez qu'elle avait tort", conclut-il.

Ses déclarations marquantes

Le jour même, le Premier ministre a demandé à l’Hexagone de se ressaisir, une semaine après l’annonce faite par l’Australie de la rupture du "contrat du siècle".
"Je pense qu’il est temps pour certains de nos amis les plus chers dans monde de prenez un grip et donnez-moi un break (sic)", a-t-il déclaré en franglais.
Il y a deux ans, Boris Johnson a tenu un discours aux Nations unies au sujet des défis de la confidentialité et la sécurité dans la technologie moderne, lequel a semblé avoir laissé ses interlocuteurs perplexes. En s’interrogeant sur l’éventuelle place que l’intelligence artificielle pourrait occuper, il a lancé quelques idées loin d’être banales:
"Des robots utiles pour laver et soigner une population vieillissante? Ou des Terminators aux yeux roses renvoyés du futur pour abattre la race humaine". Il a également vu des traitements futuristes de la gueule de bois, et "des poulets sans membres terrifiants" servis par des organismes de biologie synthétique.
Accueilli à l’Élysée en 2019, il a été immortalisé avec le pied posé sur une table basse, devant Emmanuel Macron, un geste qui aurait pu être considéré comme une incivilité. En réalité, il ne s’agissait que d’une blague: le Président lui avait dit que cette table aurait pu être utilisée comme un repose-pieds.
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