Biden confirme qu’il fera l’exact opposé de Trump sur le dossier du nucléaire iranien

© AP Photo / Andrew HarnikLe discours de Joe Biden à Wilmington
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Joe Biden a confirmé son intention de rejoindre l’accord nucléaire iranien tout en reconnaissant que cela serait difficile, rapporte le New York Times.

Dans une interview au New York Times, Joe Biden a été interrogé sur ses précédentes déclarations concernant l’accord nucléaire iranien et son intention de le rejoindre.

«On parle beaucoup de missiles de précision et de toute une gamme d’autres choses qui déstabilisent la région», a déclaré Biden au journal.

Mais le fait est que «le meilleur moyen de parvenir à une certaine stabilité» est de s’attaquer «au programme nucléaire».

«En consultation avec nos alliés et partenaires, nous allons engager des négociations et des accords de suivi pour resserrer et allonger les contraintes nucléaires de l’Iran, ainsi que pour aborder le programme de missiles. Les États-Unis ont toujours la possibilité d’annuler les sanctions si nécessaire, et l’Iran le sait», a-t-il ajouté.

La bombe iranienne pousserait d’autres à s’en procurer

Selon Joe Biden, si l’Iran obtient une bombe nucléaire cela fera pression sur les Saoudiens, la Turquie, l’Égypte et d’autres en les incitant à se procurer des armes similaires.

«Et la dernière chose dont nous avons besoin dans cette partie du monde, c’est un renforcement de la capacité nucléaire.»

Les souhaits de l’équipe

M.Biden et son équipe de sécurité nationale estiment qu’une fois l’accord rétabli par les deux parties, il devra y avoir, dans un délai très court, une série de négociations pour chercher à prolonger la durée des restrictions sur la production de matières fissiles par l’Iran, ainsi que pour limiter les «activités régionales malveillantes» du pays.

Dans l’idéal, l’équipe de Biden souhaiterait que les négociations de suivi engagent non seulement les signataires originaux de l’accord (Iran, États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France, Allemagne et Union européenne), mais aussi les voisins arabes de l’Iran, en particulier l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

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L’équipe insiste sur le fait que le plus grand intérêt national des États-Unis est de remettre le programme nucléaire sous contrôle.

Selon ses membres, la mise au point par l’Iran d’une arme nucléaire constitue une menace directe pour la sécurité nationale des États-Unis et fragilise le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Déclarations précédentes

À la mi-septembre, Joe Biden avait écrit dans une tribune sur CNN que «si l’Iran revenait au strict respect de l’accord nucléaire, les États-Unis rejoindraient l’accord comme point de départ de négociations de suivi» et lèveraient les sanctions que Donald Trump avait imposées.
«Ça va être difficile, mais oui», a-t-il confirmé au New York Times.

En juillet 2015, l’Iran et six médiateurs internationaux étaient parvenus à un accord historique sur le nucléaire. Les négociations qui avaient duré pendant plusieurs mois avaient abouti à l’adoption d’un Plan global d’action conjoint dont l’accomplissement levait toutes les sanctions imposées précédemment à l’Iran par le Conseil de sécurité de l’Onu, les États-Unis et l’Union européenne.
En mai 2018, les États-Unis avaient annoncé leur retrait unilatéral de l’accord et le rétablissement des sanctions.

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