Le projet d’achat de cyber-frégates françaises par la Grèce tombe à l’eau?

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Alors qu’en octobre il a été annoncé qu’Athènes envisageait d’acheter à Paris deux frégates de défense et d'intervention (FDI), il semble que ces intentions aient été ajournées ou reportées «aux calendes grecques», écrit La Tribune.

«Une frégate agile, combattante»: c’est dans ces termes qu’en octobre dernier la ministre des Armées Florence Parly a décrit les frégates de défense et d’intervention (FDI) à l’occasion de la signature avec son homologue grec, Nikos Panagiotopoulos, d’une lettre d’intention. Cette dernière ne portait sur rien d’autre que le projet d’acquisition par la Grèce de deux de ces bâtiments censés équiper dès 2023 la marine nationale française. Or, si ces intentions étaient d’actualité dans le monde pré-Covid-19, elles semblent désormais s’être mises à la cape.

​Ainsi, comme le rapportait dès le 16 juillet La Tribune, en se référant à ses informateurs, Athènes «ne souhaite plus en l'état signer ni l'accord intergouvernemental, ni plus tard le contrat portant sur la vente de deux frégates de défense et d'intervention». Or, dans les jours qui ont suivi le récent sommet européen qu’a accueilli Bruxelles, ce même média explique que la rencontre entre Emmanuel Macron et le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, n’a pas «permis de remettre à flot le dossier».

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Expliquant que c’est dès cet été qu’Athènes était censé signer le contrat prévoyant la livraison du premier bâtiment en 2024 et du second deux ans plus tard, en 2026, le média informe que le ministre grec des Finances, Christos Staïkouras a évoqué un report de dix ans, ni plus ni moins.

Plus de budget et/ou d’autres projets en vue?

«C'est donc la douche froide pour Naval Group, et plus précisément pour le site de Lorient, qui voit son plan de charge fortement diminué», écrit La Tribune.

Parmi les suppositions sur les causes que de ce report est notamment évoquée le fait qu’après la crise due au coronavirus, la Grèce n’aurait plus le budget pour une telle acquisition.

«Athènes ne pouvait mettre que 1,4 milliard d'euros sur la table. Loin, très loin de la facture présentée par la France (2,5 milliards d'euros)», détaille le journal économique français.

Cependant, note l’auteur de l’article, les médias grecs abordent déjà un scénario alternatif consistant en la modernisation de quatre frégates MEKO et la construction de tout autant de nouvelles MMCS de Lockheed Martin et Fincantieripar le chantier naval Elefsis.

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