Nord Stream 2: la société suisse sanctionnée par les USA aurait retiré ses navires participant au projet

© Sputnik . Alexey VitvitskyTubes du Nord Stream 2, image d'illustration
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Après avoir suspendu ses travaux d'installation du gazoduc Nord Stream 2, l'entreprise suisse Allseas, qui possède le plus grand navire de pose de pipelines du monde, a retiré ses navires de la zone de construction, informe Bloomberg.

Deux jours après que Washington a imposé des sanctions contre le Nord Stream 2, l’entreprise suisse Allseas — propriétaire du plus grand navire de pose de pipelines du monde — a retiré ses navires de la zone de construction du gazoduc en mer Baltique, rapporte Bloomberg.

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Commentant la suspension des travaux de la compagnie Allseas, le ministère suisse des Affaires étrangères a déclaré à un média russe que Berne condamnait les sanctions extraterritoriales des États-Unis, mais ne pouvait les empêcher.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tilman Renz, a souligné que Berne était en contact avec les entreprises concernées, mais «c'est à elles de décider comment réagir aux sanctions américaines».

Suspension de travaux

Le 21 décembre, la compagnie suisse Allseas engagée par le russe Gazprom pour construire le Nord Stream 2 a déclaré avoir suspendu ses travaux par crainte des sanctions américaines contre les promoteurs du projet prévues par un décret signé le 20 décembre par Donald Trump.

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Ces sanctions, qui font partie d'une large loi portant sur le budget de défense américain pour l'année fiscale 2020, comprennent le gel des avoirs et la révocation des visas américains pour les entrepreneurs liés au gazoduc. Le département d'État américain doit désormais communiquer dans les 60 jours les noms des entreprises et des personnes concernées.

L'Union européenne, Berlin et Moscou en tête, a fortement critiqué les sanctions américaines contre le gazoduc.

Dans un entretien à la télévision publique ARD, le vice-chancelier et ministre des Finances Olaf Scholz a parlé lui «d'une intervention grave dans les affaires intérieures de l'Allemagne et de l'Europe». «Il revient aux entreprises qui participent à la construction du gazoduc de prendre les prochaines décisions», a-t-il dit.

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