«À titre gracieux»: la Russie livre le tout premier lot d’armes légères au Gabon

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Pour la première fois dans l’histoire des relations entre les deux pays, la Russie a envoyé un lot d’armes légères au Gabon pour aider les autorités à lutter efficacement contre le braconnage, annonce le ministère russe de la Défense.

Les militaires russes ont transmis à l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) du Gabon des armes légères destinées aux gardes des réserves naturelles.

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«Le ministère russe de la Défense a effectué à titre gracieux une livraison en République gabonaise d’armes légères pour aider le gouvernement du pays à combattre le braconnage et à protéger les réserves naturelles», indique un communiqué du ministère.

Selon les données de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), il s’agit de la première livraison de ce genre dans l’histoire des relations de l’Union soviétique et de la Russie avec ce pays africain.

Comme le précise la Défense russe, les armes sont destinées exclusivement aux gardes forestiers et aux agents de l’ANPN.

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Selon Lee White, ministre gabonais des Forêts, de la Mer et de l'Environnement, cette aide est très importante pour le pays compte tenu du fait que «les parcs nationaux ont un potentiel économique et social énorme pour la population rurale».

«C'est en renforçant le contrôle de l'utilisation des ressources naturelles que nous pourrons développer une activité économique, par exemple l'écotourisme, qui nous permettra de générer des revenus et de créer des emplois durables», estime-t-il.

Une situation alarmante

Le ministère gabonais des Forêts, de la Mer et de l'Environnement constate ces derniers temps une «montée d'une violence sans précédent» contre les éléphants, les rhinocéros, les tatous et les panthères.

Si les braconniers sont très bien équipés et bien armés, les employés des parcs et les gardes forestiers manquent en revanche d'uniformes appropriés pour protéger à la fois les réserves naturelles et la population locale.

D’après les autorités gabonaises, le produit du braconnage et de la contrebande servirait également à financer des groupes terroristes locaux.

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