Les organisateurs de la manifestation des Gilets jaunes à Paris fustigent la préfecture de police

© SputnikGilets jaunes place d'Italie, le 16 novembre
Gilets jaunes place d'Italie, le 16 novembre - Sputnik Afrique
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Les organisateurs de la manifestation qui a dégénéré en violences samedi à Paris, lors du premier anniversaire des Gilets jaunes, ont fustigé la gestion de la préfecture de police, lui reprochant notamment sa décision «attentatoire» aux libertés d'interdire le rassemblement.

Dans un communiqué, le trio d'organisateurs, dont Priscillia Ludosky, l'une des inspiratrices de la contestation sociale, estiment que les autorités ont «prémédité l'annulation de la manifestation légalement autorisée» au départ de la place d'Italie.

Un gilet jaune a été gravement blessé à l’œil par une grenade lors de l’acte 53 des Gilets jaunes, 16 novembre 2019 - Sputnik Afrique
Grenade dans l’œil d’un Gilet jaune: elle «n'est pas forcément tirée par les forces de l'ordre»
Cette interdiction a, selon eux, suscité «incompréhension et stupéfaction de la part des milliers de manifestants venus de toute la France».

Elle a débouché, disent-ils, sur une «garde à vue à ciel ouvert pendant plus de trois heures» pendant laquelle les moyens employés par les forces de l'ordre ont «entraîné des blessures physiques, dont certaines très graves».

Les organisateurs déplorent, cités par l'AFP, que «les autorités entendent se dédouaner de toute la responsabilité qui leur incombe au titre de la protection des personnes et de la liberté de manifester».

Paris Police Prefect Didier Lallement attends a ceremony at the Arc de Triomphe as part of commemorations marking the 101st anniversary of the 11 November 1918 armistice, ending World War I, in Paris, France November 11, 2019 - Sputnik Afrique
«Nous ne sommes pas dans le même camp, madame», le préfet de police de Paris a-t-il enfreint son devoir de réserve?
Ils reprochent plus généralement à la préfecture «d'avoir imposé, après un refus d'un premier parcours, le rassemblement sur la place d'Italie, et ce en dépit des réserves du maire du XIIIe arrondissement, compte tenu des importants chantiers en cours et du mobilier urbain entreposé».

La gestion du préfet de police Didier Lallement a également suscité de vives tensions à l'Assemblée nationale mardi entre les députés de la France Insoumise (LFI) et le gouvernement.

Face à eux, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a défendu une doctrine de maintien de l'ordre «définie au niveau du gouvernement» et a assuré qu'il n'y avait pas eu de volonté «d'empêcher le libre exercice du droit de manifester».

Acte 53 des Gilets jaunes

La place d'Italie a été le théâtre de flambées de violences sporadiques: voitures retournées ou incendiées, jets de pavés et feux de poubelles ont provoqué un déluge de lacrymogènes.

Lors de ces événements, un manifestant de 41 ans a perdu un œil après avoir reçu un projectile ce qui a provoqué l'ouverture d'une enquête de l'IGPN.

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