Cette batterie de décisions sera publiquement dévoilée jeudi matin par Edouard Philippe, accompagné de plusieurs ministres, lors d'une visite à la préfecture du département le plus pauvre de France qui, plus qu'aucun autre, «présente de manière massive et systémique des difficultés», souligne-t-on à Matignon.
D'après l'AFP, en s'appuyant sur un rapport parlementaire «assez sévère» remis en 2018, des concertations d'élus et un second rapport de synthèse du préfet de Seine-Saint-Denis, le gouvernement a mis l'accent sur cinq axes: l'attractivité des postes pour les fonctionnaires, la sécurité, la justice, l'éducation et la santé.
L'accent est aussi mis dans ce plan sur le régalien. 50 policiers supplémentaires se répartiront dans deux quartiers, à Saint-Ouen et la Courneuve, dans le cadre de la police de sécurité du quotidien. Et d'ici à 2021, 100 postes d'officiers de police judiciaire seront déployés.
Par ailleurs, pour accélérer une chaîne judiciaire emboisée, 35 postes de greffiers et 12 de magistrats seront créés.
Les commissariats d'Aulnay-sous-Bois et d'Epinay-sur-Seine seront rénovés d'ici 2023 avec une enveloppe de 30 millions d'euros, tandis que le tribunal de Bobigny verra son extension réalisée à l'horizon 2026.
Sur le volet éducation, 20 millions d'euros seront fléchés par la région pour financer des investissements immobiliers, dans un département qui est particulièrement concerné par la mesure de dédoublement des classes de CP et CE1 réservé aux zones d'éducation prioritaire.