Le chef de l’armée sri-lankaise s’oppose à l’implantation d’une base militaire US sur l’île

© AFP 2023 JEWEL SAMADDes soldats sri-lankais à Colombo
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Le chef de l’armée sri-lankaise a jugé inacceptables les conditions énoncées dans le projet d’accord militaire avec les États-Unis, estimant également que certains pays «cherchaient à profiter de la situation» suite aux attentats meurtriers qui ont visé l’île fin avril.

Le commandant de l’armée sri-lankaise, Mahesh Senanayake, s’est opposé à la signature d’un accord militaire avec les États-Unis prévoyant l’implantation sur l’île d’une base américaine dont maintenance serait incluse dans le budget militaire du pays.

«Comment pouvons-nous signer un tel accord? Nous ne pouvons pas accepter ce qui y est énoncé. C'est comme se suicider après avoir légué toute ma propriété à quelqu'un d'autre», a-t-il déclaré, cité par Lankaweb.

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Le responsable militaire a affirmé que «plusieurs puissances régionales et mondiales cherchaient à profiter de la situation actuelle vu l'importance stratégique et géographique du Sri Lanka», indique Lankaweb.

Conformément au projet d’accord militaire entre les États-Unis et le Sri Lanka, ce dernier devrait mettre en place toutes les conditions nécessaires pour déployer et entretenir une base militaire américaine sur son territoire. Le document, baptisé Accord de statut des forces (SOFA), oblige également le Sri Lanka à prendre le parti de Washington dans tout conflit militaire, limitant ainsi ses possibilités diplomatiques.

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Selon le site d’information Ceylon Today, l’évocation d’une éventuelle signature de l’accord par les autorités sri-lankaises a provoqué une polémique dans la société civile et des protestations de la part de l’opposition. Celle-ci a demandé au gouvernement d’arrêter les négociations liées à la signature du document, arguant qu’une fois scellé il sera difficile de le rompre. Plusieurs partis d’opposition affirment par ailleurs que l’accord porte atteinte à la souveraineté de l’île.

Des attaques-suicides contre trois églises et trois hôtels sri-lankais revendiquées par Daech* ont fait le 21 avril 258 morts et autour de 500 blessés, attentats parmi les plus meurtriers au monde depuis ceux du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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