«On est sans nouvelle depuis la courte conversation téléphonique de mardi. Nous ne savons rien de lui, sauf qu'il est retenu dans le bâtiment du centre de la télévision.»
Les insurgés houthis ont investi samedi dernier le centre de la télévision où se trouve, entre autres, le siège de la chaîne Yemen Today réputée être proche du parti de l'ex-Président yéménite Ali Abdallah Saleh.
Le pigiste de Sputnik qui travaillait pour cette chaîne était injoignable depuis trois jours. Deux sources indépendantes ayant des contacts avec les insurgés ont annoncé ce mardi à Sputnik que son pigiste était retenu en otage avec 40 autres journalistes par les houthis au siège de la télévision. Les journalistes ont déclaré dimanche se mettre en grève de la faim.
Les journalistes seront libérés à l'issue d'une enquête, avait précédemment affirmé à Sputnik Halima Jahaf, membre du bureau politique du mouvement houthi Ansar Allah.
La Fédération internationale des journalistes a fermement condamné cette action. Les journalistes ne doivent jamais être des otages, a déclaré à Sputnik Ernest Sagaga, chef du Département des droits de l'Homme et de la protection des journalistes. Il a rappelé, en sa qualité de juriste, que la prise d'otage était un crime de guerre.