C'est Iouri Radtchenko qui assure l'intérim du chef de l'Agence spatiale ukrainienne et qui affirme, comme c'est la tradition, avoir détecté la piste russe dans la parution des révélations dans les colonnes du New York Times.
«J'estime avec un haut degré de certitude que cette intervention dans la presse a pu être inspirée par nos "amis" de Russie. Parce qu'ils sont intéressés à baisser le classement de notre pays, qui affiche son ambition dans des projets [spatiaux]», a-t-il indiqué.
Mais comme Washington est un «partenaire stratégique de l'Ukraine dans les projets spatiaux», le responsable a promis de se garder d'attaquer le New York Times en justice. D'autant plus que la réputation de l'Ukraine était à l'abri:
«J'estime qu'[elle] ne sera pas ternie, car la réputation de l'Ukraine repose sur les avancées obtenues par le pays dans les projets internationaux. Les spécialités l'évaluent correctement: ce n'est qu'un bruit autour du rien», a expliqué M. Radtchenko avant de répéter: «C'est-à-dire, une tentative de porter par n'importe quel moyen un coup sur notre classement.»
Alexandre Tourtchinov, secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, n'a pas tardé à réagir à cette publication, déclarant que les entreprises de défense et de l'aérospatiale ukrainiennes n'avaient livré ni armements, ni technologies militaires à Pyongyang. Le bureau de construction Ioujmach a également nié avoir tout lien avec le programme balistique ukrainien.
Toutefois, le constructeur en chef de Ioujmach a déclaré ce mardi qu'en 2012 deux citoyens nord-coréens avaient été jugés pour espionnage dans l'usine et n'a pas exclu que quelqu'un ait pu fabriquer une réplique du moteur ukrainien.