L’enquête sur Khan Cheikhoun «menée dans un État ennemi de la Syrie»

© AFP 2022 Omar haj kadourA Syrian man collects samples from the site of a suspected toxic gas attack in Khan Sheikhun, in Syria’s northwestern Idlib province, on April 5, 2017.
A Syrian man collects samples from the site of a suspected toxic gas attack in Khan Sheikhun, in Syria’s northwestern Idlib province, on April 5, 2017. - Sputnik Afrique
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L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a mené son enquête sur l’utilisation du gaz sarin contre le village syrien de Khan Cheikhoun en Turquie, un État-ennemi de la Syrie, a déclaré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mekdad.

Après la publication par l'OIAC d'un rapport confirmant l'utilisation du gaz sarin contre un village du nord de la Syrie en avril dernier, le ministère syrien des Affaires étrangères a fustigé l'organisation pour avoir mené l'enquête en Turquie.

«L'OIAC a mené l'enquête sur Khan Cheikhoun en Turquie, dans un État ennemi de la Syrie… Les "témoins" de Khan Cheikhoun ont été envoyés en Turquie par les terroristes», a déclaré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mekdad.

Khan Cheikhoun - Sputnik Afrique
Syrie: l'OIAC confirme une attaque au gaz sarin en avril
Le 30 juin, après avoir interrogé des témoins et examiné des échantillons, les experts de la Mission d'établissement des faits (FFM) de l'OIAC ont constaté qu'«un grand nombre de victimes, dont certaines avaient succombé, avaient été exposées à du gaz sarin ou à une substance similaire au sarin».

L'opposition syrienne a annoncé le 4 avril qu'une attaque aux armes chimiques avait fait 80 morts et 200 blessés à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib, accusant les troupes gouvernementales syriennes d'être à l'origine de la dispersion chimique. Le commandement syrien a rejeté la responsabilité de l'incident sur les djihadistes et leurs alliés. Les autorités du pays ont rappelé qu'elles n'avaient jamais utilisé des armes chimiques contre les civils et les terroristes et que l'arsenal chimique syrien avait été retiré du pays sous le contrôle de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

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