La Turquie accepte que l'exemption de visa de voyage pour les Turcs se rendant dans l'Union européenne, une des clauses de l'accord conclu en mars sur les réfugiés, soit repoussé à la fin de l'année, écrit dimanche le quotidien allemand Welt am Sonntag citant des sources gouvernementales turques.
Selon le Welt am Sonntag, le gouvernement turc juge désormais acceptable que cette libéralisation n'intervienne pas avant novembre voire décembre, mais "pas plus tard qu'à la fin de l'année".
Les Européens et les Turcs ont négocié en mars dernier un accord visant à freiner les arrivées de migrants et de réfugiés dans l'Union européenne. Il prévoit le retour en Turquie de toutes les personnes arrivant illégalement sur les îles grecques de la mer Egée, selon le principe du "un pour un" ("pour chaque Syrien renvoyé en Turquie depuis les îles grecques, un autre Syrien sera réinstallé de la Turquie vers l'UE en tenant compte des critères de vulnérabilité des Nations unies", peut-on lire dans le texte).
L'Union européenne et la Turquie ont amorcé samedi un réchauffement de leurs relations en tenant à Bratislava la première réunion ministérielle depuis la tentative de putsch du 15 juillet.
Ankara s'est engagée à continuer à mettre en œuvre l'accord conclu avec l'Union européenne (UE) pour contrôler les flux de migrants, a déclaré Federica Mogherini à l'issue d'une réunion entre les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Huit et le ministre turc chargé des Affaires européennes Omer Celik.
Les ministres européens des Affaires étrangères et leur homologue turc se sont efforcés d'apaiser les tensions nées des critiques européennes envers l'ampleur des purges qui ont suivi le putsch avorté en Turquie.