Si auparavant le fossile du Tyrannosaurus rex Sue exposé au Musée Field d'Histoire naturelle à Chicago était considéré comme le dinosaure le plus handicapé avec ses quatre lésions des épaules et des pattes, un Dilophosaurus bipède a largement dépassé ce record, rapporte la revue scientifique PLoS One.
Ces théropodes étaient les plus grands prédateurs de la période jurassique, ils pesaient jusqu'à 500 kilogrammes et pouvaient atteindre six mètres de longueur.
Turns out #Dilophosaurus was able to survive horrendous injuries:… https://t.co/2ZrXHn6odJ
— Dino Facts and Forum (@DinosaurFacts13) 27 февраля 2016 г.
L'animal préhistorique, dont le squelette se trouvait dans les réserves du Musée de l'Université de Californie, a suscité l'intérêt du paléontologue Phil Senter, qui après l'avoir étudié a trouvé une fracture cicatrisée sur l'épaule gauche et sur la partie gauche de l'animal. Apparemment, les doigts des membres supérieurs étaient en outre touchés par de l'ostéomyélite.
"Il souffrait également d'ostéodysplasie, ce qui a contribué à des déformations osseuses, en raison de quoi son troisième doigt sur le membre supérieur était toujours levé, comme si le dinosaure faisait un geste grossier à la ronde", indique le chercheur.
Quant aux causes des blessures, Phil Senter estime qu'elles sont dues à des combats avec un adversaire.
En outre, le dinosaure éprouvait des douleurs pour chasser et attraper ses proies. Cependant, il aurait pu passer à des victimes plus petites afin de les capturer par sa bouche, estime M.Center.