Sans entrer dans les détails de ce document, le ministre a souligné que ces cinq à six derniers mois, les exportations de gaz russe vers la Turquie avaient chuté de 8%.
Fin juillet, les médias internationaux ont fait savoir, citant des sources dans les milieux officiels turcs, qu'Ankara avait gelé les négociations sur la construction du gazoduc Turkish Stream au motif que Moscou refusait d'accorder une remise sur son gaz. Selon Taner Yildiz, un s'agit d'un rabais de 10,25%, le volume de livraisons étant de 28 à 30 milliards de mètres cubes par an. Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a démenti cette information, soulignant que les négociations n'avaient jamais été suspendues.
Le gazoduc Turkish Stream doit traverser la mer Noire pour ensuite passer par la partie européenne de la Turquie jusqu'à sa frontière avec la Grèce.
Le quotidien russe Vedomosti a annoncé le 19 août que certains pays européens (la Hongrie, la Serbie, la Macédoine et la Grèce) étudiaient la possibilité de prolonger Turkish Stream jusqu'à l'Autriche. En cas de signature d'un mémorandum ad hoc, ces pays construiront le gazoduc Tesla d'une capacité de 27 milliards de mètres cubes. Long de 1.300 à 1.400 kilomètres, ce pipeline pourrait entrer en service en 2019.