La Commission européenne prédit un avenir morose au Vieux Continent

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La Commission européenne, organe exécutif de l'UE, a publié un nouveau rapport consacré aux perspectives de développement de l'économie européenne pour les prochaines années: il est encore moins optimiste que le précédent, écrit jeudi le quotidien Novye Izvestia.

La Commission européenne, organe exécutif de l'UE, a publié un nouveau rapport consacré aux perspectives de développement de l'économie européenne pour les prochaines années: il est encore moins optimiste que le précédent, écrit jeudi le quotidien Novye Izvestia.

A en croire la Commission européenne, une grande majorité des pays européens, membres ou non de l'UE, ne doit pas s'attendre à un avenir économique prospère. Les perspectives de la Russie ne sont pas non plus réjouissantes.

Les pronostics de la Commission européenne sont publiés tous les six mois, deux ou trois ans d'avance. En mai, la CE présidait une croissance de 1,2% à l'économie de la zone euro.

Cet indice a été revu à 0,8%. Le pronostic pour 2015 a subi une baisse encore plus prononcée et les prévisions pour toute l'UE ne sont pas non plus très "roses": la croissance attendue cette année avoisine 1,3% (contre 1,6% prévus en mai selon le dernier rapport). La croissance prévue pour l'année prochaine et 2016 est respectivement de 1,5 et 2%. Il est d'autant plus préoccupant de constater la baisse des pronostics pour les deux plus grandes économies de la zone euro – l'Allemagne et la France. Les prévisions de 2% pour l'Allemagne, en mai, ne sont plus que de 1,1% aujourd'hui.

La baisse est encore plus forte pour la France – 0,7 au lieu de 1,5%. Parmi les causes de cette diminution, les économistes de la CE évoquent le manque d'investissements intérieurs et la détérioration de la situation sur les marchés émergents avec lesquels ces deux pays sont plus ou moins liés. Les facteurs géopolitiques ont également joué leur rôle: les événements au Moyen-Orient et les chutes du cours du pétrole qui ont suivi, la situation en Ukraine et la "guerre de sanctions" contre la Russie, qui est l'un des plus importants partenaires commerciaux de la France et de l'Allemagne.

Les économistes de la CE se sont également penchés sur le cas de la Russie. D'après le rapport, une baisse de tous les indices attend cette dernière - sauf pour l'inflation. A hauteur de 5,9% en 2014, elle diminuera jusqu'à 5% en 2015. La Banque centrale de Russie et la Banque mondiale sont encore plus pessimistes. La présidente de la première, Elvira Nabioullina, a déclaré il y a un mois lors de la réunion du gouvernement qu'au 22 septembre l'inflation annualisée était de 7,9%. La Banque mondiale parle, elle, de 8%.

Les pronostics de croissance du PIB russe en 2014 ont été divisés presque par deux par la CE – 1% au lieu de 2,3%. Le chômage passera de 5% actuellement à 6,4% l'an prochain selon ces prévisions. Cet indice n'est pas critique en comparaison avec l'Europe, mais c'est un taux relativement élevé. Les principales causes expliquées dans le rapport de la Commission européenne et dans la conférence de presse de son vice-président, Siim Kallas, sont les risques géopolitiques. Comprendre: les sanctions relatives aux événements en Ukraine. Le rapport souligne, par ailleurs, que la tension géopolitique n'a fait qu'aggraver les problèmes économiques du pays, dont sa dépendance envers les exportations de matières premières qui ne diminue pas, le manque de compétitivité des produits russes et le faible niveau d'investissements dû au climat d'affaires défavorable. Le rapport prédit que les exportations et la consommation intérieure, qui étaient un facteur important de la croissance économique dans les années 2000, reprendront seulement en 2016, et ce à condition que la tension géopolitique retombe.

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