Le problème du Kosovo peut constituer un défi sérieux à l’UE

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Le problème du Kosovo aggrave pour une large part la situation dans la région et peut constituer un défi sérieux à l’UE, a déclaré dans une interview au journal « Handelsblatt » le premier ministre slovène Ianez Ianca.
Le problème du Kosovo aggrave pour une large part la situation dans la région et peut constituer un défi sérieux à l’UE, a déclaré dans une interview au journal « Handelsblatt » le premier ministre slovène Ianez Ianca. Son pays présidera l’UE à partir du 1er janvier 2008. Un commentaire de Petr Iskenderov.
Les projets de règlement du problème du statut du Kosovo promettent d’affluer dans les jours à venir. Ils proviendront avant tout de l’UE. Il est nécessaire pour l’UE de régler ce problème avant le début de sa mission de paix. Ceci étant, pour le moment il n’y a pas de solution. Les Albanais kosovars laissent entendre qu’ils n’attendront pas le compte rendu de la Troïka (Russie, Etats-Unis et UE) au CS de l’ONU. Le premier ministre kosovar Aguim Ceku espère que tous les pays reconnaîtront tôt ou tard l’indépendance du Kosovo. Dans ce contexte la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo peut devenir réalité. On se demande, cependant, si l’Europe intégrée y est prête.
Tant les Serbes que les Albanais aspirent à adhérer à l’UE et celle-ci devrait adopter une attitude plus dure en s’opposant aux exigences radicales. En ce qui concerne les modèles concrets de la définition du statut, le bilan du récent tour des pourparlers entre Belgrade et Pristina ont précisé en quelque sorte la situation. Selon le représentant russe Alexandre Botsan-Khartchenko, la Troïka des médiateurs a essayé de déterminer les domaines où les positions des parties étaient le plus proches voire coïncidaient. Cependant, le problème de l’indépendance n’a pas été envisagé.
Ceci étant, le chef de la diplomatie serbe Vuc Eremic a dit que Belgrade se montrait prêt à faire preuve de souplesse aux pourparlers avec Pristina si les autorités kosovars ne proclamaient pas unilatéralement l’indépendance de la région. Le ministre a laissé entendre que Belgrade ne considérerait pas une résolution du CS de l’ONU sur le Kosovo comme le fondement pour adopter la décision tant qu’il soit possible de proclamer et de reconnaître l’indépendance du Kosovo.
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