La Russie compte beaucoup d'équipes professionnelles, mais l'Avangard Omsk est "un chapitre à part", a indiqué, dans une interview au quotidien "Troud", le Tchèque Jaromir Jagr, qui joue pour le club sibérien après le lock-out décrété par la NHL.
"Ici, l'organisation sportive est excellente, les rapports entre les joueurs, les entraîneurs et l'administration sont bien établis", a-t-il dit.
Selon Jaromir Jagr, il est très bien payé car "le hockey russe est aujourd'hui l'un des plus riches au monde".
À la question de savoir si les Russes et les Tchèques se ressemblent, le joueur a répondu que les Russes sont plus religieux, plus gentils et plus humains, qu'ils n'ont pas tant de jalousie et de fiel que les Tchèques.
Jaromir Jagr a un appartement loué par son club et situé à deux pas du Palais des sports.
Il ne cesse de s'étonner des étendues russes, des distances entre les villes. Quant au froid, le joueur était choqué, en arrivant à Omsk, que par -30°C, quand la vie s'immobilise en République tchèque, les Russes se rendent tranquillement au bureau, comme si de rien n'était.
Pour le hockeyeur tchèque, la cuisine russe est la meilleure du monde. "Quand on vient quelqu'un, la table regorge de saveurs", a-t-il dit, ajoutant qu'il craignait même de prendre du poids.
S'agissant de ses relations avec l'entraîneur de l'Avangard, Valeri Belooussov, Jaromir Jagr s'est réjouit de leur compréhension réciproque. "Belooussov est un professionnel, et cela m'est très agréable de travailler avec lui", a-t-il dit.
Cependant, certains coéquipiers lui en veulent pour ses conseils. Mais le hockeyeur a dit qu'il n'avait pas envie de donner de leçons à qui que ce soit et qu'il ne faisait que suggérer comment améliorer le jeu.

