"Au fond, c'est une décision juste, il faut qu'il en soit ainsi. Dans un pays à économie de marché, la formation des prix doit être celle du marché, or, chez nous, en Russie, beaucoup de prix sont encore contrôlés, notamment, les tarifs des monopoles naturels", fait remarquer Maxime Chéïne.
Selon lui, les choses se présentent comme suit: les tarifs du gaz sont réglementés par l'Etat, alors que les frais de la compagnie sont formés par le marché.
"Gazprom" achète des équipements, des tubes, mais les prix de ces achats ne sont réglementés et ne sont fixés par personne, par conséquent, l'efficacité de "Gazprom" et ses bénéfices en pâtissent, de même que, au bout du compte, le budget de notre pays", a dit Maxime Chéïne.
Les dirigeants de "Gazprom" ont bien fait d'avoir soulevé ce sujet. "Ce sera ensuite bénéfique pour l'économie de la Russie. C'est un pas judicieux vers la formation des mécanismes libéraux de formation des prix sur le marché du gaz", a dit Maxime Chéïne.
