La déclaration sur la modernisation du réseau ukrainien a été signée par Kiev, la Commission européenne et la présidence tchèque de l'UE, ainsi que la Banque mondiale, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque européenne d'investissement. L'Ukraine espère obtenir plusieurs milliards d'euros d'investissements mais le document ne contient aucun chiffre précis.
"Après moult négociations, zigzags et allers-retours, on a conclu des accords à long terme sur les livraisons de gaz russe à l'Ukraine et son transit par ce pays. Evidemment, la déclaration signée entre l'UE et l'Ukraine le 23 mars à Bruxelles prend ces documents à rebours", a déclaré le ministre russe.
"Personne n'envisageait de nous informer. Les questions que nous avons commencé à poser avant la signature de la déclaration sont restées sans réponse. Nous avons par ailleurs établi plus tard que la majorité des pays membres de l'Union européenne avaient appris l'existence de cette déclaration après sa signature et sa publication. Et que dire des grandes sociétés énergétiques d'Europe occidentale qui sont les principaux partenaires de Gazprom?" a indiqué le chef de la diplomatie russe.
Evincé des négociations, Moscou a réagi en reportant une réunion du Comité pour la coopération économique présidée par les chefs de gouvernement russe et ukrainien pour analyser la situation, a rappelé M. Lavrov.

