Intervenant sur France 5, le porte-parole de la Mobilisation des policiers en colère Pierre Erhel a exprimé avoir des craintes pour la sécurité de sa famille suite à son travail lors des manifestations de Gilets jaunes.
«Parfois je me pose la question: est-ce que j'ai pas fait un acte qui pourrait tourner sur les réseaux? Est-ce qu'on va voir ma tête? Est-ce que je vais mettre ma famille en danger?», s'est-il interrogé.
Violences policières: "Parfois je me pose la question: est-ce que j'ai pas fait un acte qui pourrait tourner sur les réseaux? Est-ce qu'on va voir ma tête? Est-ce que je vais mettre ma famille en danger?" Pierre Erhel, policier #CPolitique pic.twitter.com/cRATcNjuAf
— C Politique (@CPolF5) 5 мая 2019 г.
À l'écouter, il semble surtout préoccupé par l'éventualité d'«être pris en photo», d'autant plus qu'«il y a pas mal de collègues qui ne mettent pas la cagoule sur les manifestations».
Le policier a ainsi peur qu'il y ait des gens qui donnent «le nom, le prénom, l'adresse» d'un policier coupable de tel ou tel acte de violence, ajoutant qu'«on peut parler de violences policières sur certaines images, peut-être, mais les collègues sont à bout».
Plus de 220 enquêtes sont en cours suite aux signalements de violences policières présumées, mais aucun verdict n'a encore été rendu.
Le 6 mars, la Haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, avait exhorté le gouvernement français à mener une enquête complète sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force, tout en l'encourageant à poursuivre le dialogue.

