Vedomosti
Aéronautique: VSMPO-Avisma produira des composants du Boeing 787
VSMPO-Avisma et Boeing ont lancé à Verkhniaïa Salda la production de composants pour le Boeing 787 Dreamliner, annonce ce mercredi le quotidien Vedomosti.
Ural Boeing Manufacturing, l'entreprise mixte du producteur russe de titane et du constructeur aéronautique américain, a organisé pour l'occasion une conférence vidéo spéciale. Cet événement avait été associé à la visite du président américain Barack Obama, mais ce dernier n'a pas pu assister à la cérémonie: c'est le secrétaire au Commerce, Gary Locke, qui représentait la nouvelle administration de Washington.
Les deux partenaires avaient convenu dès 2006 de créer une entreprise mixte sur la base de la parité. Les investissements se sont montés à quelque 60 millions de dollars.
L'objectif principal de cette joint venture est de fabriquer des pièces matricées en titane destinées en premier lieu aux Boeing 787 Dreamliner (les paramètres d'UMB ont été définis en fonction des besoins découlant de ce projet). Les capacités de production de l'entreprise sont calculées pour fournir 10 lots de composants par mois, a indiqué Mikhaïl Voïevodine, président de VSMPO-Avisma. 10% du poids d'un Dreamliner sont constitués par des pièces en titane, dont 35% sont livrés par VSMPO-Avisma, a-t-il ajouté. L'entreprise mixte fabriquera le plus gros composant en titane de l'avion - la nervure servant à fixer l'aile au fuselage de l'appareil. La finition des pièces sera cependant effectuée dans l'usine de Boeing, à Portland. Les représentants de VSMPO-Avisma et de Boeing ne précisent pas quelle somme prévoit d'acquitter en 2009 le constructeur américain pour l'achat de ces pièces. Une source proche de l'entreprise mixte estime qu'il serait question de plusieurs centaines de millions de dollars.
UBM ne coopérera pourtant pas seulement avec les Américains. L'entreprise mène déjà des négociations sur l'usinage de composants en titane pour l'avion régional russe Sukhoi SuperJet 100, a souligné M. Voïevodine. Le porte-parole d'Avions civils Sukhoi a relevé que sa compagnie achète déjà la production de VSMPO-Avisma et pourrait coopérer avec UBM.
Boeing et VSMPO-Avisma ont signé en 2006 un accord prévoyant l'achat par la compagnie américaine de métal et de pièces matricées pour un montant de 18 milliards de dollars au cours des 30 années à venir. Boeing envisage d'investir dans ses projets russes, au total (achat de matériaux compris), 27 milliards de dollars d'ici 30 ans, a déclaré hier le constructeur américain.
Le projet est avantageux pour VSMPO-Avisma, car cette compagnie gagnera de l'argent avec le traitement additionnel du métal, conclut l'analyste d'Ouralsib Dmitri Smoline. VSMPO-Avisma conservera également les copeaux produits lors de l'usinage, alors que, précédemment, Boeing les revendait aux producteurs américains de titane.
Kommersant / RBC Daily / Gazeta.ru
La vie à Moscou devient moins chère pour les étrangers
La capitale russe occupe la troisième place dans le classement des villes les plus chères du monde, cédant le leadership à Tokyo et Osaka, lit-on mercredi dans les quotidiens Kommersant, RBC Daily et Gazeta.ru.
Ces changements ne s'expliquent pas par la baisse du coût des articles et des services, mais par la fluctuation du cours de change dans le contexte de la crise économique internationale, estiment les experts.
Les chercheurs de la société de conseil Mercer Human Resource Consulting ont défini le coût de la vie dans 143 villes du monde par la somme d'argent dépensée par le consommateur pour un ensemble de 200 articles et services (logement, transports, produits alimentaires, loisirs, etc.). Les données obtenues ont été transformées en points formant le classement des villes, New York étant le point de référence (100 points).
Moscou a reçu cette année 115,4 points (142,4 en 2008), ce qui correspond approximativement au niveau des prix de l'année dernière à Zurich, à Genève et à Copenhague (7-9e positions).
Selon la porte-parole de Mercer Natalia Konstantin-Metral, la raison du déplacement de la capitale russe dans la liste réside dans la chute du cours du rouble par rapport au dollar. "Cette chute a justement entraîné une baisse des prix pour les étrangers habitant à Moscou", a-t-elle expliqué. "Les étrangers peuvent aujourd'hui ne pas apporter à Moscou une valise remplie d'argent, il leur suffit un petit attaché-case rempli de coupures imprimées par la Réserve fédérale des Etats-Unis", note Egor Soussine, chef du département analytique d'Alpari, pour confirmer les résultats de l'étude.
Outre Moscou, le classement comporte également Saint-Pétersbourg qui est passé de la 18e à la 46e position. Ayant reçu un peu moins de 50 points, Johannesburg a obtenu le titre de ville la moins chère du monde.
L'attitude du gouvernement de Moscou envers l'étude de Mercer reste très sceptique. "L'évaluation du coût de la vie à Moscou pour les étrangers ne reflète pas les dépenses réelles des Moscovites", affirme Leonid Bratkine, chef du service de presse du département de politique économique du gouvernement de Moscou. "Les étrangers séjournent d'habitude dans des hôtels chers ou louent des appartements couteux, alors que leurs frais de représentation sont également très importants".
Les étrangers ne ressentent pour le moment aucune baisse du coût de la vie dans la capitale russe. "A vrai dire, je n'ai pas noté de recul considérable du coût de la vie à Moscou au cours de l'année", reconnait Marco de Moni, directeur des relations publiques de Raiffeisen Bank. "Les prix dans les villes européennes sont visiblement moins élevés, à qualité de vie égale".
Ces textes tirés de la presse russe n'engagent pas la responsabilité de RIA Novosti.

