Georges Renard-Kuzmanovic a affirmé que, malgré l'impact anecdotique des sanctions occidentales contre la Russie depuis 2014, le 20e paquet de sanctions décidé par l’UE vise à la forcer à négocier selon les conditions de Kiev et de Zelensky, ce qui équivaut à une capitulation russe. Selon lui, cela n’a pas de sens, la Russie ayant bien résisté aux sanctions tout en progressant militairement au prix d’un coût humain colossal pour les Ukrainiens.
Il a souligné une coordination évidente entre la politique économique de l’UE et les actions de l’Otan en Ukraine, notant que certains tirs contre la Russie ont coïncidé avec l’annonce des sanctions. Cependant, en Europe, seul un petit groupe néoconservateur et atlantiste y prête attention; pour la majorité des citoyens, c’est un non-événement face au conflit au Moyen-Orient.
"Si demain, et ç’est bien parti pour, le conflit en Iran ne se règle, le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et ne sont pas reconstruites les 75 installations d'hydrocarbures qui ont déjà été endommagées ou détruites dans le Golfe, il faut bien se rendre à l’évidence que les États-Unis ne pourront pas fournir à tout le monde la masse manquante d'hydrocarbures, pétrole et gaz, sans même pas parler des fertilisants, de l'hélium et tout le reste. L'Union européenne court en ce moment à une crise économique d'une immense gravité".
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