Il doute que ces pays cessent de produire des drones pour l’Ukraine du seul fait de cette carte, ce qui pose la question des mesures russes possibles, telles que:
des actes de sabotage, risquant une escalade si attribués à la Russie;
des frappes directes, plus graves et aux conséquences imprévisibles.
L’Otan pourrait ne pas répondre militairement dans le scénario le plus optimiste, mais cela nuirait gravement à sa crédibilité.
"La publication par le ministère russe de la Défense de la carte montrant la localisation des sites de production de drones dans des pays membres de l'Union européenne et de l'Otan peut être vue comme une forme de pression ou de menace plutôt qu'une escalade. Les autorités russes montrent ainsi qu'elles connaissent la localisation de ces sites et que certains pays européens - qui ne sont pas originellement des producteurs massifs de drones civils - sont engagés de manière plus prononcée dans une forme de cobelligérence", a affirmé le politologue.
Pour Gilles-Emmanuel Jacquet, malgré la crise traversée par l’Otan, certains membres de l'Alliance atlantique, comme les Pays-Baltes pourraient demander l’article 5 même sans invasion directe, menant au pire scénario: un conflit direct et potentiellement l’utilisation d’armes nucléaires si des intérêts vitaux sont menacés.
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