L'artiste, formé en France et en Russie, explique pourquoi il refuse l'idée que le cubisme serait simplement né de l'influence des masques africains. Selon lui, cette vision réduit l'art africain à un strapontin alors qu'il incarne un rapport au monde radicalement différent, centré sur le vécu et la nécessité intérieure.
"Le masque n'existe que s'il est dansé. En mouvement, en vie. Tandis que Picasso, grand héritier de la tradition européenne, même si le cubisme apparaît comme une rupture stylistique, c'est une continuité en fait: c'est la continuité de l'art qui émerge à la Renaissance et qui voit le monde à travers une fenêtre, où tout devient visuel. […] Tandis que l'art africain est une manifestation de la vie du souffle. D'ailleurs, le jazz est une expérience vitale, ce n'est pas une musique de décor ou une musique esthétique, mais avant tout une expérience de vie totale", explique le peintre.
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