Face à la complexité du sujet, l’écrivain insiste sur la nécessité d’un travail préalable d’inventaire et de documentation mené conjointement par les conservateurs européens et les experts africains. Selon lui, la restitution ne saurait se réduire à un geste unilatéral.
"Une fois que le processus de restitution est lancé, dans mon essai sur la restitution des œuvres d'art, je préconise que dans ce processus nous ayons un travail en commun. Les conservateurs des musées aujourd'hui en Europe, et les conservateurs des musées où les connaisseurs, les experts africains, dans les villages, dans les villes, qui vont venir travailler ensemble pour documenter les origines des œuvres, pour documenter même l'historique comment ces œuvres sont arrivées. On ne peut pas faire une restitution sous prétexte qu'il s'agit d'un tam-tam qui ressemble bien à un tam-tam bamiléké, donc il faut le restituer au Cameroun", souligne l'écrivain.
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