Selon lui, Téhéran a tiré les leçons des interventions américaines passées et s’est préparé à un affrontement en développant une stratégie de résilience et de riposte. Aujourd’hui, affirme-t-il, l’Iran aurait atteint "un rapport de force militaire qui le place en position dominante dans les négociations".
L’expert souligne que cette préparation repose à la fois sur des capacités militaires renforcées (infrastructures souterraines, drones, missiles) et sur des atouts géostratégiques comme le contrôle du détroit d’Ormuz, avec en appui des coopérations avec la Chine et la Russie.
Il estime que "les ressources en missiles des États-Unis sont presque épuisées", tandis que celles de l’Iran restent importantes, renforçant sa position.
"Logiquement, les États-Unis devraient accepter les dix points imposés par l’Iran, quitte à maquiller cela sous un discours de victoire, et se retirer de la région. Mais ils ont déjà commis une faute stratégique monumentale en attaquant l’Iran, alors ils sont bien capables de commettre une faute tactique tout autant monumentale en déployant des troupes au sol, d’autant plus qu’Israël continue ses exactions un peu partout dans la région. Quant à l’éventualité d’une montée nucléaire, il faudra alors intégrer l’action de la Chine et de la Russie".
Enfin, il avertit que "l’Iran n’a pas encore utilisé des moyens qu’il garde pour la fin", capables de frapper durement les États-Unis, aussi bien sur le plan militaire que symbolique.
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