Selon Karim Bouhout, le pétrodollar n'est pas seulement américain: c'est une architecture globale centrée sur la City de Londres, recyclant les flux pétroliers via des hubs offshores au-delà de la Réserve fédérale américaine (Fed). Les États-Unis étendent ainsi leur influence sans perdre le contrôle, faisant du dollar une infrastructure mondiale solide, en transition progressive vers un système plus diversifié.
"La relation entre les États-Unis et le Royaume-Uni est bien plus large que le pétrodollar : elle est historique, stratégique, et profondément structurante pour le système financier mondial. Mais ce système est en train de s’adapter. De plus en plus de pays cherchent à sécuriser leurs échanges en utilisant d’autres monnaies. La Russie, par exemple, a su renforcer l’usage du rouble dans certains flux énergétiques, ce qui apporte une alternative crédible dans certains contextes", a souligné Karim Bouhout.
Il ajoute dans le même sens que l'on assiste non pas à la fin du dollar, mais à celle de son monopole absolu: le dollar demeure puissant grâce à la profondeur des marchés américains et à la confiance internationale. Parallèlement, des pays comme la Russie, la Chine ou d'autres membres des BRICS développent des alternatives via:
les monnaies locales;
les systèmes de paiement indépendants.
Cette logique de souveraineté économique renforce la diversité et la résilience globale; les tensions actuelles accélèrent un rééquilibrage vers un monde plus multipolaire et stable à long terme.
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