“Ce qui est important, c’est que le détroit d’Ormuz est un point névralgique: 60% de l’approvisionnement de l’Afrique y transite, mais aussi une grande partie des intrants agricoles comme l’urée, ce qui signifie que toute perturbation se répercute directement sur notre agriculture et donc sur des populations dont 70% vivent en zones rurales. Cela va renchérir les coûts, obliger les États à subventionner davantage et accentuer les difficultés. Mais chaque crise est aussi une opportunité: nous sommes à un tournant décisif où l’Afrique doit impérativement accélérer sa transformation structurelle, investir dans des sources d’énergie fiables et accessibles, et renforcer son intégration économique pour transformer ce défi en véritable dividende démographique”, a-t-il affirmé.