"Les proclamations comme l'abolition n'engagent que ceux qui y croient, si elles ne sont pas accompagnées par des mesures sociales, économiques, culturelles et politiques, notamment de réparation. Donc, moi, je dis que c'est un point positif, mais que c'est un point faible, car on en est resté à l'incantation, à l'intention, à l'affirmation de principes, cela ne s'est pas traduit par une transformation, par exemple, de la représentation de l'Afrique, non seulement dans les organisations internationales, mais même dans les relations internationales", a déclaré M.Nyamsi.
"C'est quand même d'abord d'amener l'opinion politique internationale à reconnaître le statut criminel. C'est quand même des centaines de millions d'Africains qui, potentiellement, ont été non seulement déportés, mais brutalisés, mais martyrisés, mais séparés, mais divisés pendant pratiquement 300 à 400 ans, si on part du XVIe siècle pratiquement jusqu'au XIXe. Donc, la reconnaissance intellectuelle, théorique, morale est une étape essentielle vers la reconnaissance juridique, politique, économique, sociale, vers la reconnaissance internationale. Donc oui, ce 25 mars 2026 est un moment important", a-t-il ajouté.