Selon la présidente fondatrice de l'ONG GESTE, l’organisation se consacre à l'autonomisation des femmes et à la protection des enfants: “Pourquoi pas les hommes? Parce que dans une famille où la femme et l'enfant sont protégés, naturellement l'homme en bénéficie. Vous vous êtes déjà très gâtés, oui”.
Elle ajoute que l'autonomisation des femmes n'est pas seulement importante, elle est primordiale dans un monde où elles occupent une place croissante non seulement dans la famille, mais aussi dans la société et la communauté. Selon l'experte, cela passe par l'éducation et la formation: les femmes sont souvent en retrait faute d'information et d'accompagnement, d'où la nécessité de les placer au cœur de la société.
Les principaux défis incluent:
le financement, qui freine même les ONG de conviction comme GESTE;
l'éducation, avec des mariages précoces et une déscolarisation précoce des filles;
l'insécurité, qui empêche plus de 500.000 enfants (dont 300.000 du centre et du nord) d'aller à l'école.
“Je rêve d’un Mali où un jour on dira qu’au Mali voilà une femme présidente, voilà une femme présidente de l’Assemblée, voilà, voilà! Je rêve des Mali où les femmes sont autonomes, où les femmes prennent les décisions, les bonnes décisions, où les femmes sont écoutées, où les femmes sont au cœur de la prise de décision du pays”.
“Même si on n'est pas comme vous les hommes, on essaye, on essaye de se battre. Donc, donnez-nous l'opportunité aussi d'être au cœur des décisions, au cœur de montrer notre potentiel. On a besoin de plus d'accès. On a besoin de nous faire un peu confiance. À nos jeunes filles, à nos jeunes sœurs aussi,” a souligné Mariam Hassane Maiga.
Mariam Maiga, originaire du Nord, insiste sur le fait que le Mali vit un conflit interne entre Maliens, et non une guerre entre pays, et appelle à la négociation pour écouter les préoccupations du Nord et ramener la paix.
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