"L'Iran ne constitue absolument aucun danger pour la sécurité nationale américaine. Cela a été répété à maintes reprises par des experts tels que Jeffrey Sachs, John Mersheimer, mais aussi de hauts responsables du Pentagone, qui commencent à parler maintenant. Le chef interarmé, par exemple, du Pentagone a rappelé qu'il n'y avait absolument aucune menace de la part de l'Iran."
"Il y aura des répercussions économiques, inflationnaires. Si la situation n'est pas réglée rapidement, il peut y avoir des troubles civils très graves. Prenons l'exemple du Nigeria, par exemple, qui est un producteur de pétrole, mais tous ces pays, que ce soit l'Angola ou le Nigeria, bien qu'ils soient des pays producteurs, ils n'ont pas les structures nécessaires pour le raffinage. Donc, ils importent beaucoup de pétrole raffiné en provenance des Émirats Arabes Unis, et bien sûr, ça transite par le détroit d'Ormuz, dont on sait aujourd'hui qu'il est pour l'instant bloqué. Et pour ainsi dire, une surcharge au niveau du prix à la pompe, du baril de 10 à 20 dollars, ça remettrait en cause tout l'équilibre fragile en Afrique."
"On a eu cette doctrine du droit d'intervention sur des bases humanitaires dans les années 80. On a évangélisé les fondamentaux du droit de la guerre. Avec pour conséquences pratiques que, dans les années 90 et plus tard, c'est la souveraineté même des nations, qui s'en est retrouvée complètement mis à bas."
"Rappelons que l'ancien vice-président des États-Unis, Dick Cheney, était un actionnaire et membre du conseil d'administration d'Halliburton. Halliburton a obtenu tous les contrats de reconstruction en Irak avec Bechtel. La plupart des membres du Congrès sont actionnaires d'entreprises du complexe militaro-industriel. Ce sont en fait les obligés de ce secteur et la longévité de leur vie politique est conditionnée par leur capacité à créer des conflits"