Avenir souverain

Des sommets alpins aux rêves africains: l’épopée inattendue de Mialitiana Clerc

Aux Jeux olympiques d’hiver 2026, l’Afrique signe une participation record. À Milan-Cortina, Mialitiana Clerc, première femme africaine engagée dans trois éditions, s’est entretenue avec Avenir Souverain pour raconter son parcours et s’interroger sur la place du continent dans ces disciplines longtemps jugées inaccessibles.
Sputnik
Sur les hauteurs enneigées, lors des Jeux olympiques d'hiver de 2026 organisés à Milan et Cortina d'Ampezzo, l’Afrique avance avec une assurance nouvelle. Huit nations, quinze athlètes, un record historique. Au cœur de cette dynamique, Mialitiana Clerc incarne un symbole fort.
Au micro d’Avenir Souverain sur les ondes de Sputnik Afrique, elle a raconté son parcours singulier, de son adoption à son choix assumé de représenter Madagascar plutôt que la France. Selon elle, participer une troisième fois aux Jeux d’hiver dépasse largement la performance individuelle: il s’agit de prouver que l’Afrique a toute sa place dans ces disciplines. Elle évoque la fierté immense de porter les couleurs malgaches dans un stade olympique enneigé, les messages d’encouragement reçus, mais aussi les réalités plus dures - le manque d’infrastructures, la dépendance à l’étranger pour s’entraîner, le poids du financement.
Pour elle, le véritable défi continental reste le soutien structurel et financier des talents. Pourtant, insiste-t-elle, tout commence par un acte simple: oser. Oser malgré les obstacles, malgré les doutes, malgré l’absence de tradition dans ces sports. À travers son témoignage, c’est une Afrique confiante, ambitieuse et déterminée à élargir son horizon sportif qui se dessine.

“Pour moi, c’est vraiment important de montrer qu’on est présents dans les sports d’hiver, parce qu’il n’y a pas beaucoup de pays africains. Participer une troisième fois aux Jeux olympiques d’hiver, c’est une chance unique, une opportunité incroyable de représenter fièrement les couleurs de mon pays. Aujourd’hui, je suis vraiment fière de porter Madagascar, et je reçois beaucoup de messages de Malgaches qui me disent qu’ils sont fiers de moi. Aux jeunes, je dis simplement: osez, tentez, essayez. Moi aussi j’ai eu des blessures, des hauts et des bas, des résultats décevants. Mais si je n’avais pas essayé, je l’aurais regretté. Vaut mieux prendre le risque que de ne jamais savoir jusqu’où on aurait pu aller”, a-t-elle conclu.

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