Pour Karel Vereyken, il ne faut pas se limiter aux turbulences conjoncturelles des marchés, mais comprendre que "pour bien comprendre l’origine de la crise systémique du système financier et monétaire international, il faut aller aux causes profondes de la maladie et ne pas s’arrêter uniquement aux symptômes".
D'après le vice-président du parti Solidarité et Progrès, le monde assiste aujourd’hui aux "derniers moments de l’agonie d’un système" rongé depuis 1971 par "le cancer de l’hyper-financiarisation de l’économie", qui a provoqué un découplage fatal entre l’économie réelle et une sphère financière devenue "un casino" incapable d’être soutenu par la production réelle.
Il estime que ce système, fondé sur le dollar américain et hérité de l’après-Seconde Guerre mondiale, est voué à disparaître, un effondrement annoncé depuis plus de cinquante ans par Lyndon H. Larouche Jr. et Jacques Cheminade, restés selon lui "non écoutés en Occident".
À l’inverse, souligne-t-il, "les pays eurasiatiques, dont essentiellement la Chine et la Russie", ont bâti des économies solides en s’appuyant sur le développement scientifique, industriel et agricole. Sous l’impulsion d’économistes comme Sergueï Glaziev, "les pays des BRICS ont choisi d’abord de développer l’économie réelle" avant d’aborder les questions monétaires.
🎙️ Une lecture stratégique du basculement économique mondial, à découvrir dans L’Afrique en Marche.
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