La coopération entre la Russie et la Chine peut constituer une véritable opportunité pour l’Afrique, à condition d’être pensée comme un levier de développement organisationnel, et non de dépendance supplémentaire.
"La Russie et la Chine ont construit leur industrie nucléaire dans des contextes contraints, avec des ressources limitées, pressions politiques et défis technologiques. Cela les rend attentives aux problèmes africains", affirme Gamal El Ballat.
Le problème de l'Afrique, après la colonisation, c’est l'accès à la connaissance quasi inexistant. Comme en Égypte avec Nasser: pour produire de l'électricité – indispensable à la modernité et à la technologie–, il s’est tourné vers la Russie pour son expertise, après des tensions avec les États-Unis.
Selon l’expert, "la priorité stratégique doit être claire: construire les compétences avant les infrastructures. Cela concerne non seulement les ingénieurs et les techniciens, mais aussi les experts en sûreté et les responsables publics chargés de la régulation et de la décision".
L’histoire russo-chinoise illustre un partenariat pragmatique et complémentaire: la Russie, sur la sûreté et le cœur technologique; la Chine sur les équipements, la construction et la production.
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