L’agriculture intelligente: une hausse de 25M de tonnes de la production en 10 ans, dit la BAD

La Banque africaine de développement /BAD/ met en avant l’agriculture climato-intelligente comme levier de renforcement de la sécurité alimentaire sur le continent africain.
Sputnik
Dans un document publié récemment sur son site web, l’institution indique que son programme "Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine" (TAAT) a permis à plus de 13 millions d’agriculteurs d’accéder à des technologies adaptées au climat ainsi qu’à des formations aux meilleures pratiques d’adaptation.
Selon la BAD, ces actions ont contribué à une augmentation estimée à 25 millions de tonnes de la production agricole en moins de dix ans. Le programme déploie notamment des variétés de semences résistantes à la sécheresse et à la chaleur, avec pour objectif d’améliorer les rendements, de soutenir les revenus agricoles et de stimuler l’emploi.
La BAD souligne que l’agriculture demeure un secteur clé en Afrique subsaharienne, où elle emploie plus de la moitié de la population active, et qu’elle est particulièrement exposée aux effets du changement climatique.
Des études citées par l’institution estiment que la production de cultures de base, telles que le blé et le maïs, pourrait diminuer d’environ 20 % d’ici 2050 en l’absence de mesures d’adaptation, ce qui accentuerait les risques pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.
L’institution financière considère que la généralisation des pratiques d’agriculture climato-intelligente – notamment l’ajustement des calendriers de semis ou l’adoption de variétés plus résistantes – peut renforcer la résilience du secteur et limiter les pertes de production.
La BAD cite l’exemple du Nigeria, où la mise en œuvre du programme TAAT a permis d’étendre les superficies consacrées au blé, passées de 11.820 hectares en 2021 à près de 400.000 hectares en 2025. Les rendements auraient progressé d’environ 30 % dans les zones concernées.
A l’échelle continentale, le programme a également appuyé la distribution de dizaines de milliers de tonnes de semences améliorées et d’engrais. La diffusion de ces technologies repose, selon la même source, sur l’implication des organisations d’agriculteurs, des coopératives et du secteur privé, appuyés par des outils numériques fournissant des données climatiques et météorologiques.
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