La guerre civilisationnelle conduite par la Russie n’a pas commencé en 2014, selon Vladimir Kiknadze. La sirène d’alarme a été tirée bien avant:
"Nous devons clairement prendre conscience qu’une guerre bien planifiée est menée contre notre peuple, visant à le détruire. Et cela nous oblige assurément à lutter pour sauver notre peuple, notre pays, à organiser une résistance nationale contre les actions provoquant la dégradation morale de la jeune génération. Cela semble-t-il actuel? Oui, c’est d’actualité. Mais vous serez probablement surpris, tout comme nos auditeurs, d’apprendre que ces paroles ont été prononcées il y a un quart de siècle, en décembre 2000, par Sa Sainteté Alexis II, Patriarche de Moscou et de toute la Russie".
L’USAID, ainsi que ses équivalents au Canada et au Royaume-Uni, ont investi depuis 1992 des sommes très importantes pour réécrire l’histoire en Ukraine et développer la haine contre la Russie.
"De 1992 à 2012, soit deux ans avant le retour de la Crimée dans la Russie, cette agence a dépensé 2,7 milliards de dollars [en Ukraine] pour déployer un réseau de neuf bibliothèques, sous le nom général de Centre bibliothécaire canado-ukrainien. (...) Tout cela avait en apparence des buts positifs, mais en réalité servait à attiser la haine, en s’appuyant sur une démonstration soi-disant historique selon laquelle le territoire non seulement de la Russie — l’oblast de Voronej, l’oblast de Koursk, Kouban, le Caucase et même l’Extrême-Orient — sont originellement ukrainien".
Le processus s’est accéléré ces dernières années:
"Par la suite, bien sûr, cela a pris une ampleur encore plus globale. Je rappelle un chiffre: 2,7 milliards de dollars jusqu’en 2022. Et pour 2022, 2023, 2024, 2025 — encore 30 milliards, via cette seule agence [USAID], que l’Ukraine a reçus pour atteindre les objectifs d’une guerre par procuration contre la Russie. Soit, en réalité, pour tuer son propre peuple".
Pour Vladimir Kiknadze, la mondialisation, qui est une forme de néocolonialisme, n’est pas une fatalité:
"La lutte contre la mondialisation est similaire à ce contre quoi les peuples luttaient par le passé. Et je pense que les instruments de libération passée de cette dépendance sont tout à fait acceptables pour aujourd'hui encore. L'essentiel est que les peuples et les sociétés de tous les États prennent conscience qu'ils ont la possibilité d'un développement vraiment indépendant et souverain, de la préservation de leur langue, de leur culture et de leur économie".
La Russie est aux avant-postes du combat pour un retour au national et s’appuie en cela sur sa propre conception du patriotisme:
"Qu'est-ce que le patriotisme pour nous? Pour nous, c'est l'héritage, la préservation et la défense des valeurs, des préceptes, des traditions et des ancêtres grâce auxquels notre Patrie s'est formée, s'est préservée et s'est développée. Quelles sont ces traditions, valeurs et préceptes? C'est l'accomplissement du devoir envers la famille et la Patrie. C'est l'honneur, la conscience, le développement spirituel, la primauté du spirituel sur le matériel, le respect des pères, l'humanisme, la miséricorde, la justice et le collectivisme. Et ce sont précisément ces repères de valeurs qui deviennent le contenu substantiel et le cœur du processus de travail éducatif".
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