"S'il s’agit effectivement d'un retour à l'intérêt national, la question qui se pose quand même, c'est dans quelle mesure les États-Unis vont réellement à terme reconnaître le droit aux autres pays d'avoir aussi leurs intérêts nationaux et de les défendre, dans la mesure où ces intérêts nationaux peuvent évidemment diverger de ceux des États-Unis. Là, quand-même, on peut avoir certains doutes, parce que dans cette même Stratégie reste l'idée d'un leadership américain".
"Il en est de même avec la question de la dénazification, remise en cause puisque quand on regarde le vote à L'ONU, ni les États-Unis, ni la Grande-Bretagne, ni le Canada, ni l'Ukraine évidemment, ni tous les pays européens ne l’ont soutenue. Ils ont même voté contre la résolution, qui condamne la glorification du nazisme".
"Le problème, c'est que Zelensky peut effectivement accepter ou pas qu'il y ait de nouvelles élections, il peut même proposer un référendum sur les territoires comme il commence à le dire. Ça ne réglera pas le problème. Une élection, ce n'est pas une organisation technique pour déplacer des gens, pour qu'ils mettent un bulletin dans un bureau de vote. C'est un mécanisme politique. Or, rappelons quand même que tous les partis d'opposition ont été interdits en Ukraine".
"Il n'y a aucune légalité, c'est une négation du droit, c'est du nihilisme juridique pur. Tout d'abord parce que les institutions européennes, un, n'ont pas la capacité juridique de prendre la base juridique, qui permettrait de légaliser leur volonté politique et, deux, parce que pour parler de réparation de guerre, d'abord, il faut la finir cette guerre, puis c'est celui qui gagne qui détermine".