Pétrole, investissement, agriculture: ce pays d’Afrique connaitra une belle croissance en 2023

La République du Congo devrait retrouver la voie de la croissance en 2023, portée par un secteur pétrolier de nouveau dynamique et par l’agro-alimentaire, selon le Fonds monétaire international (FMI).
Sputnik
Le Congo tient le bon bout. En mission à Brazzaville, le Fonds monétaire international (FMI) a salué les efforts de la République du Congo pour renouer avec une croissance forte en 2023. Le pays devrait en effet voir son PIB augmenter de 4% cette année, selon l’institution.
Une embellie due en particulier à la bonne santé des secteurs agricole et alimentaire et de la construction. Le domaine pétrolier a aussi profité d’investissements étrangers et d’une hausse de la production. En juin, le groupe français Perenco avait notamment annoncé reprendre l’exploitation des Boatou, laissé dans un quasi abandon.
"La production dans le secteur pétrolier a augmenté au cours du premier semestre après trois années de contraction […] L’investissement privé et la consommation connaissent une reprise progressive portée par une performance robuste du secteur agricole, de l’industrie alimentaire, des constructions et des services", explique ainsi le FMI dans un communiqué.
L’institution invite donc le Congo-Brazzaville à continuer ses réformes structurelles, pour notamment renforcer les investissements publics et assainir les finances.

Fin des vaches maigres

Les prévisions du FMI semblent marquer la fin d’une période économique difficile pour le Congo-Brazzaville, qui avait connu une grave crise depuis 2015. Le PIB avait même chuté de plus de 6% en 2020. Les autorités avaient procédé à plusieurs réformes, réduisant surtout fortement le budget de l’État. Le pays avait également bénéficié d’une Facilité Élargie de Crédit (FEC), pour rééquilibrer sa balance des paiements.
Le pays s’appuie en particulier sur sa production d’hydrocarbures, pour renforcer son développement. Le Congo-Brazzaville était remonté dans le top 5 des producteurs de pétrole africain en août, avec 282.000 barils par jour.
Avec la récente crise ukrainienne, des opportunités se sont aussi ouvertes du côté du gaz naturel liquéfié (GNL) et le pays avait ouvert son premier centre de liquéfaction en mai. Le projet prévoyait la construction de deux unités flottantes sur les gisements de Nenè et de Litchendjili.
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