La chaleur fait flamber le cours de cette denrée très importante

Les prix du soja ont bondi alors qu’une vague de chaleur a porté un coup aux cultures aux États-Unis, principal producteur mondial, rapporte Bloomberg.
Sputnik
Après les céréales et le riz, c’est désormais au tour du soja de voir son cours flamber. Les contrats à terme sur la légumineuse ont en effet atteint leur plus haut niveau depuis juillet, selon Bloomberg. Le boisseau était ainsi coté à 13,7 dollars ce 21 août à la bourse de Chicago.
Une envolée des prix due notamment à la vague de chaleur qui s’est abattue sur les États-Unis, premier producteur mondial devant le Brésil. Les températures devraient battre des records quotidiens cette semaine dans certaines régions riches en cultures, comme l’Iowa, l’Illinois et le Nebraska.
Contrairement au maïs qui a fini de polliniser, le soja se trouve toujours dans une phase de développement en cette saison, ce qui explique l’importance de la météo à ce stade. Le "dôme de chaleur" pourrait durer plus d'une semaine et faire encore grimper les prix, a averti le cabinet de conseil Agritel dans une note.

Soja en Afrique

L’augmentation des cours du soja pourrait se faire sentir jusqu’en Afrique, qui est un importateur conséquent. L’Égypte est le premier importateur du continent, avec 4,75 millions de tonnes achetées en 2022. Les pays africains se tournent notamment vers la Russie, qui fournit 40% des importations de soja du continent. L’huile de soja est également l’un des produits russes les plus consommés en Afrique.
Certains pays africains ont cependant développé leurs propres cultures, comme l’Afrique du Sud, qui a récolté 2,4 millions de tonnes en 2022, selon les chiffres du Crop Estimate Committee (CEC). Le Nigéria est aussi un important acteur en Afrique occidentale, ayant produit plus d’un million de tonnes en 2022.
Plusieurs observateurs ont déjà mis en garde contre une crise du riz ces dernières semaines, alors que les prix ont là encore explosé pour atteindre des seuils plus vus depuis 15 ans. Les conditions météo et la diminution générale des cultures dans le monde sont à l’origine de ces hausses. L’Inde et la Russie ont d’ores et déjà limité leurs exportations pour mieux répondre à leurs besoins intérieurs.
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