Ces 10 pays africains qui font face à l’inflation la plus lourde

À mi-parcours de l’année, le Zimbabwe, la Sierra Leone, le Ghana présentent l’inflation la plus conséquente sur le continent africain. Le Nigeria, première puissance économique africaine, occupe la 7e place.
Sputnik
L'inflation, hausse maintenue des prix des biens et des services au fil du temps à cause de la perte de pouvoir d'achat de la monnaie, est une préoccupation persistante dans plusieurs économies africaines. Le site spécialisé Trading Economics a dressé une liste des pays qui souffrent le plus de l’inflation, selon les données accessibles pour juin ou juillet.
Cet indicateur est le plus élevé au Zimbabwe: 101% en juillet, un niveau relevant de l’hyperinflation. La deuxième et la troisième places sont occupées par la Sierra Leone et le Ghana avec 44,81% et 43% respectivement.
L’Égypte avec 36,5% est 4e. Le taux d’inflation en Éthiopie et au Malawi est de 28,8% et de 27,3%, ces pays ayant les 5e et 6e places respectivement.
Le Nigeria, première puissance économique africaine, occupe la 7e place (24,08%).
La Gambie, le Rwanda et l’Angola ont respectivement enregistré 17,81%, 17,3% et 12,12%. Ils ont les 8e, 9e et 10e rangs.
Il est difficile d’estimer le niveau d’inflation au Soudan, qui est depuis mi-avril en phase de conflit ouvert. Les dernières données accessibles sont pour février, quand le pays faisait face à une inflation de 63,3%.

Faire face aux défis économiques

Bien que l'Afrique soit un continent dynamique, l'inflation et le fardeau excessif de la dette restent des défis économiques pour plusieurs pays du continent, a indiqué le rapport dévoilé la veille du sommet Russie-Afrique. La publication a été préparée par Roscongress, organisateur du sommet, qui a eu lieu à Saint-Pétersbourg fin juillet.
Le modèle dominant d'exportation de matières premières rend les pays africains extrêmement dépendants des fluctuations des prix mondiaux et des crises mondiales, selon le rapport. La réponse serait une augmentation des volumes du commerce intra-africain et des réformes structurelles.
Discuter